‹ Précis de l'organisation du travail extrait de "L'organisation du travail et l'association"Chapitre 2 sur 5 · AVANT-PROPOS, T · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS, T

les solutions 'qui en ont été données jusqu’à nos jours, je doutais... Les personnes qui se trouvent dans une situation d’esprit semblable comprendront seules combien ce doute me faisait souffrir.

Je m’adresse à ces personnes; je les prie de lire attentivement la troisième partie; elles y rencontreront peut-être un ternie à leurs doutes, car, si je ne m’abuse, elles seront forcées de reconnaître que la loi sur laquelle est fondée l’organisation proposée porte le cachet d’une bonté et d’une justice sans bornes, et révèle l’existence d’une puissance créatrice infiniment parfaite. Puis, en y réfléchissant quelque peu, le lecteur restera convaincu que cette même loi renferme en puissance la solution du problème si controversé de l’immortalité de

D’un autre côté, la loi qui règle la marche progressive de l’humanité, loi indiquée dans la troisième partie, m’a fait comprendre et aimer le christianisme, contre lequel je partageais les préventions d’un grand nombre de mes contemporains.

C’est donc encore aux chrétiens instruits et d’un esprit élevé que j’adresse cet écrit ; ils y puiseront, j’en ai la conliance, des lumières nouvelles propres à fortifier leurs croyances en les élargissant; ils y verront, avec bonheur, que l’organisation dont je fais l’exposé n’est que l’application aux faits sociaux de l’esprit de l'Evangile.

vj AVANT-PROPOS.

Enfin, et surtout, je m’adresséaux cœurs honnêtes et sympathiques qui souffrent dés tlotileurs de tous, qui gémissent sur les vices él lés désordres dé la société, qui se demandent où nous allons, et qui aperçoivent un abîme béant au bout de la route fatale dans laquelle l’Europe .marche 'a pas précipités.

Je supplie tous les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur foi religieuse, à quelque parti politique qii’ilsappartiennent, de lire sans préoccupation ce peu de pages; ils y puiseront, je l’espère, cette conviction qui est la mienne, h savoir: que l’organisation du travail est le remède 'a ious les maux de l’humanité.

Poissent les lecteurs qui ne trouveront aucune objection sérieuse à faire à la théorie et qui reconnaîtront combien un essai serait facile et concluant, pousser, de toutes leurs forces, l’opinion publique à le demander soit aux Chambres législatives, soit au dévouement des citoyens.

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