THÈMES
2. Plusieurs thèmes tirés (Vune seule racine, — Comparons en latin les nominatifs penuseipenum (plus anciennement penos et penom) et les génitifs penfis et penoris ' ; nous voyons que la langue, soit par l'addition d'une voyelle o ou u, soit par un élargissement en or (plus anciennement os), a tiré d'une racine peu trois thèmes nominaux, distincts par leur formation, mais non par leur emploi, />eno qui a donné penos et penora, ^j^?im qui a donné penus , penos qui a (ioïilik peiioris . Itineris à coté de la forme plus rare iteris^.
1. Gollius4, 1. — Priscieii De nom, et pronom. et verho, p. 1303 P., p. 445 n<* 9 Hertz : penus et specus tam masculini quam fp.minini et neuiri yeneris inveniuntur, et secundae et tertiae et quartae decîinationis, ut hic et haec penus huius peni, et hoc penus penoris, et hoc penum peni, et hoc penu huius penu. — Tr.
2. Priscien C, p. G95P., p. 229, 4 Hertz : Naevius in Lycurgo: • ignoti iteris sumus. » — (Nonius 48"), 3 sq. — Tr.)
bIchklek 4
feinine à coté de fémur S pecui, jjecudij pecori ^, sont des exemples suffisants pour bien montrer combien la langue latine, dans sa période primitive, avait de ressources pour tirer d'une même racine plusieurs thèmes nominaux diflférents. • 3. Thèmes mutiles. — Dans la période historique de la langue latine ce fut parfois un mode de formation rétrograde qui donna naissance à certains thèmes : au lieu de recevoir quelque suffixe nouveau, les tlièmes terminés par une voyelle s'écourtèrent et furent remplacés par des thèmes a consonne. Par exemple le thème ossu, qui se trouve dans le nominatif pluriel ossua ^ céda la place à un thème oss : de là le nominatif singuUer os, avec un seul s parce que le lathi ne souffi^e pas à la fin des mots une consonne redoublée*; de là aussi le nominatif pluriel ossa. La forme innocua usitée au siècle d'Auguste se changea dans le parler populaire en innoca et même en innoc-s ; l'épel ordinaire des inscriptions chrétiennes est innoœ^.
4. Ces modifications sont fréquentes pour les thèmes en e et en i : e et /, les plus légères des voj'^elles, furent aussi les premières qui tombèrent. C'est ainsi que plèbes plebei et plebis plebis suivent les déclinaisons en e et en /, tandis que dans plebs le tlième se termine par une consonne ®. On trouve encore dans Pétrone '^ le singulier merces avec le sens de « marchandise », qu'auraient les formes mercis, merœ.
1. Piautc, MUes gloricsus 203 : infémine hahet laevàm nianum, déxtera digitis rationem cônputat, ferit fémur.
2. Lucilius (dans Gcilius 20, 8) : et pecui addit. Nonius 159, 4 pecua etpecuda ita ut pecora. — Tr.
3. Corp, inscr. Latin, vol. 1 n* iOlO : Pnmae Pompeiae ossua heic. — Gniter, Inscript, antiquae 575, 3 : ossua posita sunt VI idus novenib, — Tr.