Martianus Capella, p. 77, 20 Eyssenhardt
3. Voir le dictionnaire de Freund, Grammaiische Scholien n*> 3.
4. Plaute, Moslellaria 1107 : quidum? — quia nil quaesti sit et. Persa 66 : magis quàm sui quaesti. Trinummus 250 : quôd bibit, quôd comest, quôd facit sumpti, — Tr.
5. Hecyra 836, 735. Voir Fleckeisen, Kritische Miscellen p. -43-44, note.
senati dans les inscriptions du septième siècle de Rome aussi bien que dans des fragments de Sisenna^ dans Salluste, Cicéron et leurs contemporains ^ Enfin les génitifs tumuUij jdscatiy aesti, porti, geli, lad sont si fréquents d'Ennius à Lucrèce, qu'évidemment il y a eu pendant cette période une réaction contre les formes en uis et en us.
GÉNrriF SINGULIER DES THEMES EN A.
154. Terminaison as. — Au génitif des thèmes en u la terminaison ûs est une contraction récente de nos ou uis : ce n'est pas une désinence primitive formée par l'allongement de la voyelle du thème et l'addition d'un s *. Au génitif des thèmes féminins en a au contraire la terminaison as n'est pas comme on pourrait le croire une contraction de a-is, mais une désinence distincte très-ancienne et qui remonte même à des temps où il n'y avait pas encore de latin. Nous retrouvons en efiiet des génitifs semblables non-seulement en osque (comme eitiuxs, signifiant pecuniae) et en ombrien (comme tutas, signifiant civitatiSj mais encore en grec (par exemple aoçCaç).
155. — En latin aussi nous avons conservé un certain nombre d'exemples de génitifs singuliers en as . Nous savons que les anciens trouvaient dans Livius Andronicus, dans Névius, dans Ennius, les formes escas, LatonaSy fortunas, vias; nous trouvons nousmême dans Plaute Alcumenas^. De plus il me paraît trèspossible que pour éviter des hiatus incorrects comme Didnae Ephesiae ou pecuniae accipiter Plaute ait écrit Dianas et pecunias *. Rien n'empêche de le croire ; du reste il ne faut pas songer à trouver une justification de cette conjecture dans les manuscrits ; ils sont si peu fidèles qu'aucun d'eux n'a conservé au vers 103 du Miles gloriosus : magnai rei pûblicai grdtia, le génitif en ai, forme pourtant banale et cent fois employée encore au temps de Cicéron. — La lex Bantina porte dum minoris] partus familias taxsat ^; et la locution pater ou