Gruter, Inscript, antiquae
6. Cic. pro Sex. Roscio § 131. Charisius p.69, 10 Keil. Nonius p. 486.
comme terrai ont pour pendants d'autres gènitife en éi, formés au moyen d'un élargissement par i. — La forme diei se trouve dans la lex repetundarum^. fidei est employé parEnniuset par Lucrèce avec Yé long*. Priscien écrit : famés famëi vetereSj unde adhuc famé producitur in ablativo ; et un commentateur de Donat, Sergius, dit expressément : huius famei quomodo diei^. Quant à Yi, il est toujours long, et nous le trouvons parfois sous la forme de Yi longa : rel gerundae caussa dans les Fa^ti consulares, huiitsque die I dans les Fa^ti Pinciani^. — La lourde terminaison e^ devait s'alléger. D'abord Ye s'abrège : Plaute emploie indififôremment rei comme un spondée ou comme un iambe ; il scande rëi même à la fin du vers, comme dans quid tibi mecumst rëi^ ; cette abréviation devint non-seulement permise, mais régulière, pour les mots de plusieurs syllabes comme fidëi, plebèi, sauf quand Ye est déjà précédé d'un i bref : actéi. Ensuite Ye se contracta avec Yi en une diphthongue eij comme dans la première déclinaison pul^ cr&i s'était contracté en pûlcrai ; ainsi dans les comiques rei et spei sont comptés pour des monosyllabes bien plus souvent encore que pour des iambes ; le titre de tribunus plebei, employé officiellement sous cette forme dans le discours de Claude aussi bien que dans les lois, devait très-probablement se prononcer en cinq syllabes. Dans bien des passages où la terminaison du génitif s'élidait tout entière , comme dans nil fidei hdbeOy il est évident qu'elle était monosyllabique : mais on peut se demander si l'épel ei est ici le bon, et s'il ne faudrait pas plutôt écrire e ou i.
168. Génitif singulier en e, — A côté des génitifs en es et en ei les thèmes en e nous présentent une troisième classe de gènitife singuliers; ils sont terminés simplement en ^, et par conséquent s'écrivent comme le thème; ils n'avaient jusqu'à ces