Menaechmi 323 et
BUGHBLER 8
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derniers temps aucun pendant dans la déclinaison en a ^ ; Ye est long, n y a deux manières de les expliquer : fide peut provenir soit de fides, comme le génitif senatu provient de senatics; soit de fidéi, si on suppose que Vi s'est perdu après Ve long ; cette supposition n'aurait rien d'étonnant, puisque, comme nous le verrons, Yi disparaît après un a long au datif des thèmes en a*. Nos documents ne nous permettent pas de décider sûrement entre ces deux origines du génitif en e : nous savons seulement qu'une mutilation qui ne laisse subsister que le thème du mot ne peut être fort ancienne, et les monuments le confirment. Les lois conset'vées par les inscriptions ne nous donnent pour le génitif de res que la forme rei, qui y est fréquente, et re ne se trouve nulle part pendant la République : le premier exemple qu'on en ait est re militaris peritismnus dans Yelogium 29*. plèbes a trois génitifs dans la lex agraria : on y lit fréquemment plebewe scito, deux fois lege plebive, et une seule fois entre toutes leœ plebeve scfitumj *. Dans l'inscription tumulaire dismanib. Casperiae Fide il est possible que Fide soit un datif et non un génitifs.
169. — Il est vrai que d'après le témoignage des manuscrits confirmé par celui d'un grammairien Plante écrivait déjà die *. Nous pouvons croire toutefois que cette forme alors n'était nullement prédominante ; en eflfet Ye final se serait abrégé, ce qui n'a pas eu lieu . C'est ce qui était arrivé à Yi final du génitif des thèmes en 0, depuis longtemps substitué à la diphthongue primitive ; on a boni et on n'a pas fide. Les terminaisons longues fréquemment employées s'abrègent avec le temps: ainsi l'antique accusatif pluriel manûs se trouve quelquefois avec^une finale brève, tandis que le génitif tout pareil manûs, de formation plus récente, ne s'est jamais affaibli de cette manière. — On trouve dans Lucilius, dans Salluste, dans Virgile, dans Ovide et dans d'autres des génitife comme fade, die, fide ; et suivant Charisius certains disaient au génitif /amw et d'autres famé'' . Enfin Servius veut que la forme régulière du génitif chez les anciens Romains ait
i. Voir § 165 a.