Par exemple dans le Pseudulus
7. Charisius p. 40 l. 11 Keil : quidam enimjamis quidam famé dixerunt genetivo.
été la forme en e (secundum antiques regularis genetivus), et César avait eu effet donné pour modèles huius die^ huiris specie *. On ne peut disconvenir que les génitifs en e n'aient été très en usage dans la latinité dont nous reproduisons le plus souvent les formes, c'est-à-dire vers la naissance du Christ. On les trouve encore dans les Medicei de Tacite, dans le Cassinensis de Frontin, dans le Nazarianus de Florus ' ; on les rencontre même indûment dans des vers où elles rompent la mesure : par exemple die à la fin d'un hexamètre d'Ennius ^.
17Û. Génitif singulier en i, — La terminaison disyllabique ël s'était comme nous l'avons vu resserrée en une syllabe ei ; cette diphthongue devait naturellement se transformer en un i. C'est ce qui eut lieu, et par suite, au génitif singuUer, les thèmes en e se trouvèrent semblables aux thèmes en o et même à certains thèmes en u^ Cela ne fait pas difficulté quand la terminaison est précédée d'une consonne, on ne s'étonne pas que Caton déjà ait employé fami^ et que la tabula Bantina porte lege plebive scito à côté de lege plebeive scito ^ ; qu'un document épigraphique rédigé conformément aux formules juridiques donne fidi fiduciae causa ^ ; mais il est plus étrange que des auteurs aussi anciens que Pacuviuset Caius Gracchus aient écrit jorogenii et lu^urii^, car précisément certaines lois euphoniques empêchaient ei de s'affaiblir si facilement en i après un autre i : ainsi on lit, dans l'inscription tumulaire du Scipion préteur en l'an de Rome 615, progeniem genui, facta patris petiei, et non petii^. Toutefois tous les autres exemples cités par Gellius sont précisément des génitife terminés par deux i, adij specii; ils ne dépassent pas l'époque de Virgile, à qui le grammairien attribue l'emploi d'un génitif rfw ^^.
170 a. — Sous les empereurs d'ailleurs la plupart des noms en ies ne formaient plus de génitifs d'aucune sorte; car, dit
1. Servius, commentaire sur Virgile, Géorgie, i, 208. César, De analogia [suivant Gellius 9, 14. — Tr.]