‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 138 sur 289 · Voir là-dessus le · texte numérisé non relu

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5. Plaute, Stichtis 305: contiindam facta Tàlthyhi contémnamque omnis

prétendus exemples de génitifs en H que nous présentent les poètes. Ainsi au vers 271 du Miles gloriosics de Plaute YAmbrosianus donne Philocomdsii custos, mais les autres manuscrits donnent Philocomasio ctistos qui est incontestablement la vraie leçon; il y a de même au vers 1431 Philocomdsio amator. Palladii se trouve dans un vers de Virgile que Schrader et Ribbeck tiennent pour apocryphe ; à supposer d'aile leurs que ce vers fût authentique, il n'y aurait là qu'un second exemple fourni par Virgile d'une nouveauté qui commençait à s'introduire de son temps *. Enfin dans les vers d'Ennius et de Térence que cite Laclunann, Brundisii sargus bonus est et rus Sûnii ecquod habeam , il faut selon moi reconnaître des locatifs, encore distincts des génitifs véritables*.

178. Témoignage des inscriptions. — Le témoignage des inscriptions est d'accord avec celui des poètes. Les inscriptions nous présentent les formes /eiliy bénéficia conlegi, cultrariy portori; une seule fois conlegei, et une seule fois, dans la lex Rubria, municipei^. Jamais on ne trouve la terminaison disyllabique, sauf dans une exception unique : la leœ parieti forciundo de Pouzzoles, qui est datée de Tan de Rome 649, porte

nùntios, Bacchides hUl : gVmnanpraefécto poenas haûd mediocris pénderes. Catulle 63, 64 : ego gymnasifuijlos, ego eram decus olei, Horace» Od» i, 29, 14 : libros Panaeti, Socraticam et domum. Ovide, Metor morphos. 14, 5 : liquerat et Z ancien adversaque moenia Rhegi, — Tr.

1. Voici le passage, Aeneid. 9, 151 : tenebras etinertiajurta \ PcUladii, caesis summae custodibus arcis, \ ne iimeant. On a dans le chant 2, au vers 164 : Palladium, caesis summae custodibus arcis. — Tr.

2. Ennius, Hedyphagetica ^. Térence, Eunuchus 519. [Voir un article de M. Quicherat, Revue archéologique nouv. série 1872 p. 365, contre la théorie trop absolue de la synérèse au génitif. Quelques-uns des exemples du génitif en n qu'il rassemble sont déjà touchés ici ; d'autres méritent plus de considération encore. Les critiques qui aujourd'hui, partant des idées de Bentley et de Lachmann, altèrent les formes défavorables que présentent les textes, puis triomphent de ce qu'il n'y a pas dans les textes de formes défavorables, commettent en réalité un cercle vicieux. Ainsi il est arbitraire de changer Tarquinti en TarcuitU (Ennius, Annales 156). La métrique, qui parfois exige la synérèse, parfois aussi exige non moins impérieusement la terminaison disyllabique ; en voir la preuve dans M. Quicherat. — Ce dernier n'a pas consulté l'ouvrage de M. Bûcheler, qui aurait sans doute modifié ses idées sur plus d'un point. — Tr.]

3. Voir l'index de Hiibner dans le premier volume du Corpus, page 603, et conlegium p. 576.

en effet ostiei lumen ^ . Mais on ne peut s'empêcher de voir Ik précisément une confirmation de ce qu'avait Mt penser l'étude paléographique des caractères de l'inscription, à savoir que, telle que nous la possédons, elle a dû être restaurée à l'époque impériale. Â supposer d'ailleurs que le génitif ostiei se soit trouvé réellement dans l'acte authentique rédigé à Pouzzoles en l'an de Rome 649, ce ne serait toujours qu'une exception ; et nul ne pourrait songer à en abuser pour introduire dans les textes des auteurs de cette époque des génitifs en ici. Ainsi, quand les manuscrits donnent la terminaison u, et que cette terminaison n'est pas absolument contraire à la mesure, on n'a pas le droit de la conserver même sous la forme iei, d'écrire par exemple, au vers 478 du Miles gloriosics, cànsiliei commlsceam au lieu de consili. On pourrait encore moins, dans des senarii, constituer une fin de vers comme medm partem infortùniei : le génitif pluriel infortunium est la vraie leçon, et elle n'est pas trop défigurée dans les manuscrits '.

179. Comme les inscriptions de la république, celles du temps d'Auguste nous présentent presque exclusivement la forme en i. Le testament politique d'Auguste donne congiari, divi luli, navalis proeli^. Parfois Yi final fait saillie au-dessus des autres lettres, ce qui marque simplement qu'il est long, et non qu'il est double ; on ne dira pas par exemple qu'il est double dans consularl cum imperio, dans rel publicae, ou dans In saliare carmen. Cependant on lit dans le testament politique, une seule fois, et en complétant les mots d'une manière d'ailleurs certaine, magi[ster conleg]iI; et de même on rencontre, dans un des elogia, auspicil repetendi caussa^. Nous ne pouvons décider si Verrius dans ses Fastes a voulu mettre, au 23 décembre, Taruti ou Tarutii : il y a en effet une faute, et l'inscription donne Tarutili : on ne peut hésiter sur le / qui précède Vi final ^. Dans le discours de Claude à Lyon nous lisons Tarquini et Caeli, mais aussi imperii à côté de imperi *. La table de bronze de Malaga, sous Domitien, présente alternative-

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