‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 153 sur 289 · Par exemple dans le Cicéron de Halm, vol. 4 p · texte numérisé non relu

Par exemple dans le Cicéron de Halm, vol. 4 p

3. Varron, De lingua Latina 8, 74. — Charisius p. 54, 25 Keil.

4. Festus p. 330 Mùller s. v. speiile. Cf. suere dans Varron, De lingua I^lina 5, 22, 110. — Tr.

5. Ce qui empêche de trancher sûrement la question d'origine, c'est qu'on n'est pas fixé sur la quantité de l'avant-demière syllabe, lovèrum ou lovërum.

194. Thèmes en i. Génitif pluriel en ium. — Souvent les thèmes en i ne se retrouvent intacts, et distincts .par la forme des thèmes à consonne, qu'au génitif pluriel : la terminaison ium s'oppose à la terminaison um. Je citerai comme régulièrement formés les génitifs aedi^-um^ omnium^ tesHum, civium^ navium, aurium, animalium, gentium, litium, artium, imbrium.

195. Règles des grammairiens. — Toutefois, pendant toute la durée de la latinité, on n'a cessé de commettre des confusions entre les thèmes à consonne et les thèmes en t, et d'hésiter, pour les uns comme pour les autres, entre la terminaison um et la terminaison ium. Les anciens grammairiens se donnèrent beaucoup de mal pour établir des règles axes, mais sur une multitude de points ils se trouvèrent en contradiction les uns avec les autres, ainsi que l'expose Charisius : César demandait panium et Verrius panum ; César voulait qu'on dît partum, et Pline, conformément à ce qu'indiquait l'usage de la langue, préférait partium^. On peut voir résumés dans Struve les préceptes de Priscien, préceptes tirés plutôt des habitudes qu'on avait à son époque que d'une étude approfondie des matériaux que lui o&ait Tancienne langue^.

196. Les terminaisons um et ium dans Plaute. — Il serait difficile de £aire voir dans quelle mesure l'une ou Tautre des deux terminaisons resta attachée par l'usage, soit à des mots isolés, soit à des classes de mots tout entières, si Ton ne faisait figurer ici à la fois tous les exemples qui peuvent avoir quelque autorité. Pour tirer parti de ces exemples, la première chose à faire est de séparer les formes qui offrent une garantie spéciale, la garantie des inscriptions, des grammairiens ou de la métrique, et les formes données seulement par les manuscrits : ainsi dans les prosateurs le témoignage des manuscrits ne présente aucune certitude. — Voici d'abord divers exemples de génitifs pluriels tirés principalement de Plaute. Dans deux vers du Miles gloriosus les trois manuscrits BCD donnent familiarum, et on ne trouva la leçon familiarium, exigée par le mètre, que quand on lut le manuscrit A^. Dans un passage des Bacchides la plupart

i. Charisius p. 141, 20 sqq. Keil. — Tr.

2. Struve, Ueher die laleinische Decîination und Conjugalion p. 33 et suivante.

3. 262 nam ille non potuit quin sermone suo àliquem familidrium \ participaverit de arnica eri, vidiase. . . Et 278 : métuo, . . — quid tneiuis ? —

des copistes ont changé la bonne leçon, haut meretricium est, pour mettre meretricum : ils ne se sont pas aperçus que mèretricium est un adjectif. Il est du reste certain que le génitif pluriel de meretriœ est meretuncu^n^ car on le trouve dans un autre vers des Baccfiides et Verrius écrit dans ses Fastes merntricum ^ . Dans le vers 4 du Stichus le manuscrit A porte absentium, BCD absentum. Cet exemple a ceci d'intéressant, que dans les deux recensions le vers a été accommodé à la forme adoptée pour le génitif pluriel : Tune dit abséntium Ua ut aéquom est et l'autre absentum ut est aéqum ; et c'est la première qui doit être soupçonnée de Msiâcation, bien que dans un autre vers de la même pièce se trouve praesentium *. Il y a dans les Menaeehmi un vers où le meilleur des manuscrits donne amantium : c'est la leçon des autres amantum qui permet de reconstruire comme le rhjthme le demande un parémiaque, m/^ cebra animo sit amantum ^ ; le même génitif se retrouve plusieurs fois dans Plante^. Térence, au contraire, dit : ^amenrtimn, haud amantium p^, — Dans Plante la versification nous a fourni des moyens de contrôle. L'éditeur qui, pour juger des leçons des manuscrits, n'a pas à sa disposition un correctif semblable, doit observer la plus grande circonspection et tâcher de trouver pour se guider des analogies sûres.

197. lum remplacé par um. — Pour les noms qui présentent à la fois au nominatif et au génitif du singulier des formes de la déclinaison en i, la terminaison ium au génitif pluriel fat toujours admise, et presque toujours prédominante; il faut excepter de ces noms canis et iuvenis^ qui donnent canum et iuvenum^. On trouve néanmoins un assez grand nombre de

ne hercle hodie, quàntumst famiUdriunif \ mdxumum in malàm cmciatum tTutiliamus, — Tr.

i. Corpus inscr. Latin, 1 p. 317, au 25 avril. Les deux vers des Bacchides en question sont 41 et 563.

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