‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 157 sur 289 · Gori · texte numérisé non relu

Gori

7. Reisig, Vorlesungen iiber îatein, Sprachwissensckaft p. 93.

8. [Ce que nous appelons accent dans les langues modernes est une modification dans Tintcnsitù des syllabes; mais Taccent grec et latin, tel que nous le dépeignent les anciens, était une modiûcation de la tonalité musicale et sans doute n'entraînait nécessairement aucune variation

199. lum contracté en um. — La terminaison ium devient quelquefois monosyllabique par synizèse et par là se rapproche de la terminaison um. Ainsi Plaute dit dans des anapestes hic homôst omnium hôminum praecipuos ^ ; et, ce qui est plus fort, il dit dans un septenarius omnium mé exUem dtque inanem ^ ; il est vrai que Ritschl aime mieux compter ôm^nium comme un anapeste '. Enfin un senarius d'fin fonctionnaire militaire de l'empire dit spicifera iusti inventriœ ûrbium cônditnx ^.

200. lum pour um. Thèmes en n, r, s. — Parmi les noms qui suivent d'ailleurs aux autres cas la déclinaison consonantique, les thèmes en n, en r et en ^ n'ont jamais ou presque jamais de génitif pluriel secondaire en ium; on dit toujours ordinum, epulonum; patrum, doctorum; niorum, mai(h rum; toutefois virium et conplurium font exception. Une inscription de la haute Italie donne aussi, à côté du génitif parentium^ un génitif fratrium ^.

201. lum pour Mm. Thèmes à gutturale et à labiale. — La terminaison ium est plus fréquente pour les thèmes terminés soit par une gutturale soit par une labiale, surtout s'ils sont monosyllabiques, comme dans le génitif pluriel mercium ; mais

d'intensité. Il y avait entre céleres et celéribus, entre causa et cautârum, et en grec entre dcvOpomoc et àvOpcoicov, entre \uiOva et iiovoûv, une différence mélodique, mais non nécessairement une différence rhythmique; et les modernes ne sont pas en état d'en bien juger TefTet, parce qu'ils ne savent pas prononcer l'aigu ou le circonflexe antique. On ne saurait faire, entre les deux sens du mot accent, une distinction trop radicale : cette simple précaution aurait empêché de se produire la fameuse théorie de Bentley qui a jeté le trouble dans toute la métrique. Le lecteur trouvera une exposition lucide de la différence qui existe entre l'accentuation au sens antique et l'accentuation au sens moderne dans J.-H. Heinrich Schmidt, Leitfaden in der Rhythmik und Metrik, Leipzig 1869, §§ 4-5. — Le latin a remplacé déum, forme archaïque, par un néologisme deôrum, oti disparaissait l'accent de déus; cela ne serait surprenant que si les Romains avaient prononcé l'accent comme les Allemands ou les Anglais. — Tr.J

1. Trinummus iWb, [M. Ritschl dans sa seconde édition transpose les deux mots : hominum omnium, — Tr.]

Page 1