‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 158 sur 289 · Corpus inscr. Latin. 5, n · texte numérisé non relu

Corpus inscr. Latin. 5, n

aussi pour certains thèmes polysyllabiques. Ainsi Pline recommandait la forme radiduMj ce qui n'empêche pas que les manuscrits de sa Naturalis historia donnent toujours rarficum ; ces mêmes manuscrits hésitent entre cet^cum et cerviciuniy et présentent constamment fomacium^. Lucilius dit scalprorum fôrcipiumque * ; des documents oflSciels du temps de César et du temps de Domitien portent munie ipium^. Parmi les adjectiâ nous trouvons feliciuniy mais aussi supplicum ; cette dernière forme sert suivant Priscien à distinguer le génitif pluriel de supplex du substantif neutre supplicium ^,

202. lum pour um. Tlwmes à dentale. — Mais c'est surtout dans les génitifs de thèmes à dentale qu'on trouve le plus d'hésitations entre les deux formes. Plante écrit eompédium trUor ^ ; on disait toujours ancipitium, avec un thème élargi par t, quoique au contraire au nominatif singulier le thème soit écourté et se réduise à aneep. On trouve Langatium et Genuatium, aussi bien que Langensiwn et Genuensium^ en Tan de Rome 637, dans l'arbitrage des Minucius^ ; Penatium et civitatium dans le testament politique d'Auguste*^ ; procurator hereditatium fut constamment le titre officiel : il semble donc que les thèmes en at doivent prendre de préférence la terminaison ium, — On n'a pas d'exemple sûr àeservitutium qui soit ancien ; dans le vers 418 du Persa de Plante les manuscrits donnaient bien la vraie leçon stahulum servitricium^ ; servitricius est un adjectif comme meretriciuSy et ce sont les adjectif de cette espèce qui ont servi de modèle pour la locution si fréquente victricia anna. — On a dans les inscriptions Samnitium ®, Interamnitium^^ (mais aussi Interamnitum^^)^ locupletium dans le discours de Claude : dans ces mots la syllabe qui pré-

1. Gharisius p. 124, 30 Keil donne comme Pline radicium et cervicium, et il résulte de son langa/^e que Pline devait dire fornacum, — Tr.

2. Livre 9, 48 L. Mùîler, cité par Gharisius p. 94, 25 Keil. — Tr.

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