Édition de Mommsen 4, 17. — Tr
nostrum, on peut croire que de son temps une telle forme paraissait surannée aux maîtres de la parole ^ .
211. Génitif pluriel en o pour um. — A une certaine époque le m terminal disparaît ici comme ailleurs : c'est ainsi qu'on trouve sur des monnaies du cinquième siècle de Rome Romano, Caleno, Paistano, Aisernino. Ainsi s'explique aussi la forme plus récente duovir pour duumvir; on avait oublié que la première partie du mot était un génitif pluriel, et à cette cause d'altération s'ajouta encore l'influence exercée par d'autres locutions, comme le nominatif pluriel duo viri. — D'autres monnaies de la colonia Aesernia donnent la forme Aisemio, mais peut-être vaut-il mieux la rapporter à un thème en i *.
212. Aisermim. — A côté de Aisemino et Aisemio les monnaies nous offrent encore un génitif pluriel plus rare Aisernim^. On sent ici le voisinage de la langue osque, qui supprime Vu dans le génitif pluriel Safinim ( en latin Sabinorum) ; cependant le latin pr^nte un phénomène analogue dans alios aiis^.
213. Mtjdtigenerum. — Le Stichus de Plante nous offre une locution singulière, unguenta multigenerum multa; il faut voir ici un génitif pluriel multum generum^ multu generum^.