‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 168 sur 289 · Trinummus 425 et · texte numérisé non relu

Trinummus 425 et

les Bacchanales ^ une locution trinum noundinum qui était à Torigine un génitif pluriel. Cicéron la reconnaît encore pour telle quand il oppose ^nwm horarum à tHnwni nundinum^; plus tard on ù*aita tHrium nundinum comme un substantif neutre sui generis. Mais ce génitif pluriel ne doit pas être rapporté au mot Hundinae^ qui est analogue à nonae ou kalendae et désigne le neuvième jour lui-même ; il provient sans doute d*un ancien mot nundinum, désignant dès les temps les plus reculés l'intervalle entre deux nundinae. Nonius cite cette phrase de Vanron : decemviri cum fuissent arbitrati binos nundinum divisum habuisse^. — Un troisième mot de la même famille est nundinium, qui manque dans les lexiques et qui signifie un marché. Il se rencontre dans une inscription africaine de l'année 202 de notre ère : pecora in nundinium immunia ^.

217. — Dans le vers d'Ennius optima caelicolum Satumia le genre féminin est subordonné au masculin. H en est de même dans un vers analogue de Calvus, pollentemque deum Venerem^.

GÉNrriFS PLURIELS EN RUM.

218. — Au génitif pluriel des véritables thèmes féminins en a, des thèmes en e, et, ordinairement, au génitif pluriel des thèmes en o, le suflSxe est rum. La voyelle qui précède ce suffixe s'allonge. On a donc des formes teUes que fUiârum et filiôrum.

219. Thèmes en a. — Depuis longtemps la comparaison des génitifs pluriels grecs comme Ôsàojv avait fait reconnaître que la forme gréco-italique du suffixe avait dû être sôm, et cette conjecture est confirmée par le génitif pluriel osque egmazum, qui signifie en latin rerum. En ombrien comme en latin le s est déjà changé en r, et à la forme latine mensarum correspond une forme ombrienne menzaru. En vieil indien la même désinence existe sous la forme sàm, mais seulement dans la décli-

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