‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 169 sur 289 · Renier, Inscr. de l'Algérie · texte numérisé non relu

Renier, Inscr. de l'Algérie

5. Ennius, Annales 483 (Priscien 2 p. 192 Hertz) : optima caelicolum, Satumia, magna dearum. — Tr.

naison pronominale ; en effet, lorsqu'après la ramification de la langue-mère indo-européenne on sentit le besoin de distinguer le génitif pluriel des thèmes en a des formes homonymes par un suffixe plus plein que le simple âm, la branche asiatique adopta un autre procédé que le latin et le grec ^ — Cela donné nous pouvons admettre, en nous rappelant d'ailleurs l'histoire phonétique du latin, que la forme latine la plus ancienne fut mensasom, qu'elle devint à partir des guerres des Samnites mensarom^ puis enfin à partir de la première guerre punique mensarum. Telles furent les vicissitudes que subirent tous les thèmes en a, soit féminins^ soit masculins.

220. Thèmes en e. — Les thèmes en e ne formèrent que deux génitifs pluriels vraiment usités, dierum et rerum; toutefois Caton avait dit facierum^. Cicéron déclare qu*il ne voudrait employer ni specie7^m ni speciebus, quand même ces formes seraient latines^, et Quintilien refuse de reconnaître au mot S2)es lin génitif pluriel ^ L'ancien sentiment de la langue était donc mort quand Âppulée et Euménius mirent au jour des génitifs tels que specieru^riy spef^m etc.

221. Thèmes en o. — Le suffixe complet, emprunté à la déclinaison pronominale, rum fut introduit aussi dans la déclinaison en e>. Le plus ancien exemple qu'on en possède est un pronom, ce qui peut-être ne tient pas au pur hasard : c'est le génitif pluriel oloy^om sur la colonne de Duellius^. On trouve ensuite duonoro, forme qui dans le latin classique devint bonorum, dans une des inscriptions du tombeau des Scipions qui date des environs de l'an de Rome 500 ^. Le sénatusoonsolte sur les Bacchanales donne plusieurs fois eorum, mais en dehors de ce pronom et de la locution trinum noundinum il ne contient qu'un seul génitif pluriel de la seconde déclinaison, socium, dans la formule ceivis Romanus neve nominus Latini neve socium quisquam ; or, dans cette formule, nonseulement la lex agraria, mais Tite-Live lui-même emploie

1. En sanskrit le thème pronominal ta fait au génitif pluriel masculin et neutre téshâm pour * taisâm, féminin tàsâm, mais le thème nominal nai^a (nouveau) fait au génitif pluriel des trois genres navânâm. — Tr.

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