‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 176 sur 289 · Corp. inscr. Latin, i n«» 534 et 530. — Tr · texte numérisé non relu

Corp. inscr. Latin, i n«» 534 et 530. — Tr

230. — Je ne puis le nier, Técart est assez grand entre la langue des lois et la langue de la littérature, siTaUatif en d, de règle dans le sénatusconsnlte des Bacchanales, n'est déjà plus qu'une exception dans un poète mort deux ans plus tard»

' si même ce poète admet ordinairement Félision de la voyelle comme dans mdgis quam scorto avt sdviis et s'il rafarége jusqu'au dernier pied du vers, comme dans absente te ^. Mais quoi qu'il en soit la critique de Plante devra se garder à l'avenir d'exiger en matière grammaticale une uniformité rigoureuse, et en particulier s'habituer à reconnaître dans son po^ des ablatifs comme ingratod homine . à côté des ablatiJb comme ingrato. On rend compte de l'hiatus si fréquent à l'ablatif par une différence de structure qui existerait entre le senarius de Plante et le senarius de Térence : il &ut renoncer à cette explication, et admettre dans les vers en question une influence encore sensible de l'ancienne forme qui s'éteignit au bout d'une génération '.

231. Le d omis dans les manuscrits. — - Bien que le die l'ablatif existât encore au temps de Plante, nos manuscrits naturellement ne nous le montrent pas ; de même, dans le texte d'Homère, la récension d'Àristarque ne présente point le digamma '. Aucun critique prudent ne verra donc dans adaequet une forme ablative adaequed ^. Si on fedt abstraction des composés antideo à côté de anteo, antidhac et postidea à côté de antehac et postea, les seules formes archaïques en d que donnent les manuscrits sont des ablatifs et des accusatife de pronoms personnels, ce qm est tout simple, parce qu'à l'époque où remonte la première de toutes les rédactions de Planta la forme sed vivait encore^, et de même certainement les locutions

Page 1