‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 182 sur 289 · Persa 243. Mues gloriosus · texte numérisé non relu

Persa 243. Mues gloriosus

5. La distinction entre pulcrod et pulcred provient peut-être d'une différence do sufûxe plutôt que d'une modification de voyelle : c^est rhypothèse de Schleicher. « Ainsi, dit-il, à Vo final du thème fut associé un i ou un y, ce qui arrive si souvent entre le thème et la désinence ; le môme phénomène se présente par exemple en vieil ind^n (sanskrit) à Pinstrumental pluriel, en grec et en vieil indien au locatif pluriel, etc. Ainsi se forma une terminaison -oi-t, d'où sortit ensuite régulièrement v-df -^d, et, avec chute du d, ë, La langue employa cette formation pour distinguer la fonction adverbiale de la fonction ablative.

reste à savoir s'il provient d'un thème originairement terminé en a, comme le latin improbed et Tosque prufe, ou si l'on ne doit pas plutôt le rapporter à un thème en i. — La terminaison adverbiale ê pour ed peut s'abréger dans deux cas distincts. Premièrement elle s'abrège dans quelques mots usés par un fréquent emploi, malè, benë. Secondement les besoins du mètre la font quelquefois compter pour brève dans des mots où ordinairement eue est longue : Plante dit prospère et maœumë dans des anapestes, Lucrèce et Horace emploient supemë ^

241. Thèmes en u. -^ Le mot magistrattis décliné sur la déclinaison en u donne un s!b\dX\iniagistrabid qu'il faut restituer dans le sénatusconsulte sur les Bacchanales : le graveur a écrit magistratiu) par la même erreur qui dans les manuscrits de Plante a transformé deux fois med en meo ^. Plus tard la terminaison ud devient û dans des exemples tels que a pecu, in statu, hoc noctu^ sub diu ; la anale longue est indiquée par la répétition de la voyelle dans pequlatuu ^. Cette même finale s'abrège pourtant quelquefois : nous avons dans un vers antique quàd manu nequeunt, dans Névius etidm qui res magnas manu saépe gessit gloriose. Plante dit eœ hoc domu pour dcmio *, et la même forme se retrouve dans diverses inscriptions^; Varron écrit de même humu. Mais les formes en o domo et hum^ sont les plus fréquentes.

242. Supins enu. — La langue latine a fi)rmé avec prédis lection des ablatife de substantifs verbaux en u : ntUricatu, meo datu ou adlegatu, tuo arcessitUy ex eo compressu^ natu grandior ^ ; toutefois Térence n'a jamais écrit les mots

Toutefois il ne faut pas oublier non plus de tenir compte de Tanalogie des thèmes en i. » (Compendium § 251). — Tr.

1. [Plaute, Psetidulus 574 : pro lûppiter, ut mihi quidguid ago lepide ômniapTOsperequeéveniunt, Miles gloriosus 1024 : (ige (ige, ùt tibi maxume côncinnujnst. — nullûmst hoc stolidius sctxum. Lucrèce 6, 597. Horace, Od. 2, 20, 10. — Tr.]

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