Inscr. regni Neap
populaire employé pour former le datif singulier des noms grecs de la première déclinaison consistait à les £siire passer dans la troisième en élargissant le thème au moyen d*une consonne ^ Cette consonne était ordinairement un n : on disait Apateni, Callitycheni, Agathaeni ^, de même qu'on disait Helpini pour Helpi ou Helpidi, Zoini\ de même que nous trouvons Ch»y^ sarioni pour Chrysario* et iuveni margatHtioni^. Dans les mots qui contenaient déjà un premier n, et quelquefois aussi ailleurs, c'est un i que l'on insérait : Hedoneti, Cyriaceti. Le datif Hedonéi, formé comme Spei^ est tout à &it exceptionnel, car dans le jargon en usage on aimait mieux même pour le nom latin la forme élargie par n, Speni^.
DATIF SINGULIER DES THEMES EN E
268. Datif en êî, 8f. — Le datif singulier des thèmes en e fut d'abord terminé en éî ; exemple faciei, qui forme un ionique uw - -. Mais l'époque classique abrégea Vè du thème dans les mots où il n'était pas précédé d'un i, de sorte qu'on eut fidèi. Plante a écrit pôstquam ei réi operàm damus, et, dans des bacchiaques, amàrin me an réi opsequx potitis par stf^ leçon nettement préférable à la leçon amôrine me an rei avec élision du petit mot rei. — Les formes pleines comme diei se conservèrent toujours ; elles furent même considérées comme les seules formes régulières à partir de l'époque de César^ et peutêtre en vertu de ses préceptes. Auguste, dans le monument d'Ancyre ^, écrit au génitif joZ^W^, au datif pteJet. — L't final, toujours compté pour une longue, est souvent représenté par un caractère allongé, et les calendriers nous présentent à la fois les deux épels Spel et Spei,