‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 199 sur 289 · Corpus inscr. Latin. 1 p. 299 et · texte numérisé non relu

Corpus inscr. Latin. 1 p. 299 et

Antaniai Augustai matri et ses affi*anchis des datifs comme cuUibertai sitai Clavdiai Oenesini ; il en résulta que même au datif répel ai ne fut jamais complètement abandonné ^

265. Datif en e. — La contraction de âï en une syllabe est tort ancienne, et ce qui le prouve c'est que, dans le temps même où le datif pouvait perdre son t et finir simplement en a, nous rencontrons déjà à la place de la diphthongue ai Tunique voyelle éi Nous en avons des exemples, donu dot Diane, Victorie dono dedet^y dans le pays des Picentes et des Marses, c'est-àdire précisément auprès des pays où se parlait Tombrien, qui n'avait plus d'autre terminaison que e pour le datif des thèmes en a ; tute, Ikuvine. Ce qui peut nous surprendre davantage c'est d'en trouver un à Tusculum : Fourio depraidad Fortune dedet^. U est possible que cet obscurcissement de ae en e se soit perpétué dans le parler populaire ; quoi qu'il en soit on le voit reparaître dans les monuments des plébéiens, qui écrivent par exemple L. Cornélius L. f. Sula sibi et Amande, vers la fin de la république^. Un nom formé comme Amanda, on a de sûrs motijEs de le croire, n'a été possible que longtemps après Ampliata ou même après Dirutia. Sous l'empire l'épel e gagne à la fois, pour ainsi dire, en quantité et en qualité, car en même temps que les exemples en deviennent plus nombreux il s'introduit dans des couches plus élevées de la société romaine. Il finit par pénétrer jusque dans des documents ofiiciels, qui disent par exemple Vlpie Séverine Aug. coniugi d. n. Aureliani ^ ; il est donc dès lors universeUement employé. Toutefois c'est à rinfiuence des formes grecques comme NCxy) qu'il faut rattacher des datifs de noms propres grecs tels que Nice, Arche, Agathé^\ quant au peuple de Rome, il préférait former le datif des noms grecs à l'aide de l'élargissement du thème par n.

266. L'affaiblissement de la terminaison ae en e aboutit en définitive à la rendre brève : ainsi s'expliquent des vers comme celui-ci : hoc pat (er) infeliœ posuit pië natë merenti'^.

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