Éd. Mommsen 3, 16, — 3, 7 et
269. Datif en e. — Toutefois il s'était produit antàrieure* meut à l'époque classique des datifis écourtés en e. Le son de Yi s'était éteint dans l'ancienne forme latine fidêi comme dans la forme grecque çu-^it , et il avait fini par disparaître entièrement durant le sixième siède de Home. Nous trouvons dans une inscription Fide (il s'agit de la déesse) ^ ; et dans un vers de Haute nous lisons d'après le manuscrit 6 mandatus est fide et fiduciae, tandis que les autres manuscrits substituent fidei*. Aux vers 635 et 757 du Trinummus nous lisons tuae re et ei re, et au vers 843 de la même pièce nous devons supposer dans notre texte huic ego die nomén Trinummo fàdo : ce dernier exemple prouve du moins qu'il s'était conservé depuis les temps anciens une tradition sur les datifs en e, car en réalité les mots que Plante lui-même faisait prononcer au sycopbante, d'ailleurs avec le geste nécessaire, étaient huice hodie ^. Enfin un vers de Plante nous présente un datif pvibe praesenti que Festus avait compris comme un ablatifs. Térence avait dit tuae mandô fide à la fin du vers *, Lucilius facie ^, Horace commissa fide''. En dehors des poètes nous trouvons des formes analogues dans les manuscrits de Salluste et de Tite-Live , et dans une inscription du recueil de Gori Clavdiae Spe^. Gellius, amateur d'archaïsmes, nous dit ceci : in casu dandi qui purissime locuti sunt non faciei sed fade dixerunt^.
270. Datif en ei monosyllabique. — La contraction de la terminaison ël donna naissance à des dati& comme fidei en deux syllabes, rei en une syllabe. C'est ce dernier qu'emploient la plupart du temps les poètes du théâtre dans les locutions comme et rei operàm daho, ei rei bperam dare^ ei rei