‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 208 sur 289 · Corpus inscr. Latin. 1 n~ 1072 et · texte numérisé non relu

Corpus inscr. Latin. 1 n~ 1072 et

dans prôbus est et frugi bonae, mais déjà aussi il en fait un adjectif indéclinable dans cum frugi hominUms ^

278. — Les datlEs en e sont particuliers aux premiers monuments de la langue : nous trouvons encore dans la leœ agraria, au lieu du dalà veteri, quoi is ager vetere prove vetere possesore datus ', mais c'est là une exception unique dans les loifl de l'époque des Gracques, et facile à expliquer. Dans la phrase emptori] pro curatoreve eius heredive reddito qui se trouve plus loin^ il y a une anomalie de syntaxe et non une anomalie de forme. La terminaison e subsista néanmoins dans certains titres et dans des locutions de l'ancien style administratif,, uhei ioure deicundo praesse soient **, dans Tite Live encore duae provinciae praetoriae iure Romae dicendo et ailleurs solvendo aère alieno \ sous Domitien qui iure dicundo praesit dans le bronze de Malaga, dans Cicéron Illviri auro aère argento (sous^ntendu flando, feriundo)^ nom des maîtres des monnaies^. Repoussée de la langue polie elle continua de vivre dans la langue du peuple, qui, comme il écrivait au septième siècle de Rome Vrsio Pilemone et lunio lictore au datif, écrivit plus tard coniuge etc. , Élisant ainsi ce cas semblable à l'ablatif jusqu'après la an de la république '^.

279. Datif en H. — Pour la grande masse des habitants de Rome sans aucun doute, et probablement aussi pour Cicéron et Tite Live, il n'y avait plus de différence de quantité appréciable entre le datif aerê et l'ablatif aerè : nous trouvons dans une inscription le pentamètre casta, pudica, pudens, coniugë cara suo ^. Mais il en était autrement pour le public lettré de l'époque d'Auguste, et Scaliger et Burman se font de ses habitudes une &U88e idée quand ils prétendent que ce public reconnaissait des

1. Le premier exemple est Trinummus 321, la même locution est répétée dans le vers interpolé 322. — Tr.

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