‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 210 sur 289 · Inscr. regni Neap · texte numérisé non relu

Inscr. regni Neap

dati& dans des vers comme limine formosos inttdit illa pedes ou nec fades impar nobilitate fuit ^

280. Datif en ei, ï. — Au sixième siècle de Rome Fablatif patrïd, par T intermédiaire de la forme patrê, s'était rapidement transformé en paire, et même les ablatifs d'un grand nombre de thèmes en i avaient échangé la voyelle longue contre un e bref, sans que jamais la diphthongue ei eût été fort employée. Le datif au contraire prit fréquemment et pendant longtemps la terminaison ei au lieu de e : de là des formes latines patrei, Diovei, volup^ tatei *, semblables aux datifs osquespa^^^, Diûvel et Heren^ tatei. Déjà sur une pierre du bois sacré de Pisaurum nous trouvons Apolenei, et sur la seconde inscription du tombeau des Scipions, au commencement du sixième siècle de Rome, forma virtutei parisuma^. Il y en a dans Plante des exemples parfois conservés intacts, comme Lucridei^, plus ordinairement cachés dans les manuscrits sous des leçons corrompues, comme ut solvam militem au lieu de militei ^. Dans les inscriptions les formes en ei l'emportent sur les formes en i principalement à partir de l'époque des Gracques : nous trouvons d'une part, et plus fréquemment, iudiceiy leegei, fraudei, Mavorteiy Félicitât ei, praeconei, captionei, uœorei, maiorei, operei, lovei, Hercolei ou Herculeiy d'autre part heredi, parieti^ praetoriy ceivi ^.

281. — n est possible que dans ce fait il faille reconnaître l'influence de Lucilius, dont Quintilien nous a conservé le précepte suivant "^ : mendaci Furique, addes e cum dare furei \ iusseris. Voici du moins comment j'entends cette règle : men^ daci par exemple sera le génitif singulier de mendacium, mendacei le datif singulier de mendaœ. Lachmann a proposé une modification d'après laquelle au contraire Lucilius aurait recommandé d'écrire par un i simple le datif, mais si l'on se reporte aux formes ordinaires employées dans les inscriptions

1. Voir Burman, commentaire sur Properce p. 594. [Les deux exemples cités sont Properce 1, 8, 11 et Ovide, FasL 4, 306. — Tr.]

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