Miles gloriosus
font au datif singulier miAe, tihe, sihe; mihe oofres^nd k l'ombrien mehey tibe à l'ombrien tefe. Mihe et ^id^^etrourent dans des inscriptions^; sibe avait été employé par beaucoup d'auteurs, et, comme Quintilien l'apprit de Pedianus*> par Tite Live, pour qui bien certainement Ye était I\ref. La finale il edt vrai était originairement longue, comme le montrent les épels fréquents miheiy tibei^ sibeP, mais déjà elle est fort afiaiblie pour Plante : non-seulement dans ce poète la quantité est incertaine, mais le nombre des cas où la finale devient brève l'emporte de beaucoup sur ceux où elle reste longue ; Plante écrit même à la fin du vers tibi tui^. La longue subsiste parfois dans l'écriture là où la prononciation devait forcément l'altérer, ainsi dans dé decuma^ Victor, tibet Lucius Mummius danum (inscription postérieure à l'an de Rome 608) et dans ût sibeï me esse creatum \\ laetentur (inscription postérieure à l'an 615)^. A l'époque où la versification fiit fondée sur des règles de convention on reconnut que la finale était commune dans mihl, tibi et sibi, suivant l'orthographe classique*.
290. Autres mots formés du suffixe bi. — Il est clair que dans les datifs pronominaux mihe et tibe, auxquels correspondent en sanskrit mdhyam et tubhyam, en grec le dorique èiJL(v et l'homérique xefv, et dans sibe, il faut distinguer d'une part un thème mi, ti ou si, et d'autre part le suflSxe be, bei, bi employé aussi ailleurs. Ce suffixe se retrouve dans ubi (comparer si^cvbi, ali-cubi'') et dans ibi, dans utrobique et aliubi; par