‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 214 sur 289 · Ritschl, prolégomènes du Trinummus pages 291 et · texte numérisé non relu

Ritschl, prolégomènes du Trinummus pages 291 et

8. Inscr. rêffni Neap, 6410, et deux autres exemples dans le Bulletin defvutitut de correspondance archéologique, 1862 p. 82.

font au datif singulier rnihe, tibe, sibe; mihe correspond k l'ombrien meke, tibe à l'ombrien tefe. Mihe et tibe se trouvent dans des inscriptions^; sibe avait été employé par beaucoup d'auteurs, et, comme Quintilien l'apprit de Pedianus*, par Tite Live, pour qui bien certainement Ye était l^ref. La anale il edt vrai était originairement longue, comme le montrent les épds fréquents miheiy tibei, sibei^, mais déjà elle est fort affaiblie pour Plante : non-seulement dans ce poète la quantité est incertaine, mais le nombre des cas où la finale devient brève l'emporte de beaucoup sur ceux où elle reste longue ; Plante écrit même à la fin du vers tibi tui^, La longue subsiste parfois dans l'écriture là où la prononciation devait forcément l'altérer, ainsi dans dé decumay Victor^ tibeî Lucitts Mummius donum (inscription postérieure à l'an de Rome 608) et dans ût sibeî me esse creatum \\ laetentur (inscription postérieure à l'an 615)^. A l'époque où la versification fiit fondée sur des règles de convention on reconnut que la finale était commune dans mtAë, tibi et sibi, suivant l'orthographe classique^.

290. Autres mots formés du suffixe bi. — Il est clair que dans les datifs pronominaux mihe et tibe^ auxquels correspondent en sanskrit mdhyam et tubhyam^ en grec le dorique i\*h et l'homérique xefv, et dans sibe, il faut distinguer d'une part un thème mi, ti ou si, et d'autre part le suflSxe be, bei, bi employé aussi ailleurs. Ce suffixe se retrouve dans ubi (comparer si-iuài, ali-cubi'') et dans ibi, dans utrobique et aliubi; par

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