‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 215 sur 289 · Corpus inscr. Latin, i n'* 542, 38. — Tr · texte numérisé non relu

Corpus inscr. Latin, i n'* 542, 38. — Tr

6. Avec Taf&xe indéclinable pte mihi donne mikipte, employé par Gaton pour mihi ipsi (Festus). Cf. ipse § 72, eumpse § 61, mepte et sepse § 126, vopte § 96. — Tr.

7. [Il est extrêmement probable que ubi est une mutilation de quobi, cubi, et de même que uter serait pour quotercuter, unquam pour quonquam cunquam. D'une part ubi, uter, unquam, sans consonne initiale, n'ont pas de correspondants dans les langues parentes de la langue latine, d'autre part les formes telles que le sanskrit katara^s (lequel des deux), le grec iroTepoç, ionien xérepo;, Posque potoro- supposent une forme latine quoter dont on ne retrouve nulle trace, et Tadverbe ombrien pufe suppose un adverbe latin quobi également inconnu. Uter, unquam, ubi.., ne sont

le sens il est voisin du locatif. On a encore les épels archaïques ube^ dans une inscription napolitaine \ et ubei; ce dernier est la forme ordinaire des anciennes inscriptions'. De même en ombrien à côté du datif tefe on trouve les adverbes locatifs pu/!? et ife. Dans les adverbes latins comme dans les datife la finale est constamment commune : elle est longue dans née remcH rantur Hn^, mais le peuple disait ibî. Dans les adverbes composés où bi se trouve au milieu du mot la longue se maintint, car nous trouvons uMque partout sans exception, et ibidem à partir de l'époque où fut fixée la prosodie ; mais Plante dit encore à volonté ibidem una traho et dtque ibidem vbi nûnc sunt lecti^.

291. Contraction rfemihi. — Le datif mihei ou mihise contracta en mei ou mi. Depuis Plante jusqu'à Cicéronrépel mei est assez fréquent dans les manuscrits, et il faut croire qu'il y a été plus fréquent encore si l'on veut s'expliquer certaines fautes des copistes, comme par exemple, dans Plante, mihi honoris au Jieu du génitif m^z^. Nigidius voulait distinguer graphiquement le génitif mt et le datif mei^. On trouve la forme mi dans les anciens poètes de toute espèce^, dans les satires d'Horace et en général dans le style léger, comme par exemple dans les conversations de Pétrone. Quelques inscriptions portent mi et meis^.

donc sans doute que des déguisements sous lesquels il faut reconnaître d'anciennes formes pourvues du qu initial. — M. Bûcheler m'écrit : c Cette hypothèse est d'autant plus probable que cubi continua de vivre dans la bouche du peuple, comme nous l'apprenons par la Probi appendix {Grammatici Latini 4 p. 199,16 Keil) : nescio ubi, non nesciocube. La gutturale (ce qui a des analogies en germanique) se sera affaiblie en une aspiration (A), et celle-ci, comme bien souvent, sera ensuite tombée. On pourrait peut-être aussi admettre la chute pure et simple du c initial ; la transformation de c en A ne serait pas une moins grave anomalie. Il n'y a aucune trace historique de kubi, huter; d'ailleurs le changement germanique de ik en A {kom «= cornu) tient à la même cause qui change p exif {fuss = pes) et t en th (angl. three = trei), et ces phénomènes n'ont jamais lieu en latin.» — Tr.]

Page 1