‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 226 sur 289 · Valer. Max · texte numérisé non relu

Valer. Max

aif tels que iRomof ^ Le locatif Romai comptait pour deux syllabes, et par conséquent il se distingua du datif trisyllabique Àomai jusqu'au jour où celui-ci subit à son tour une contraction, et où les deux formes se transformèrent également en Romae. Le locatif en ae resta toujours en usage pour les noms de ville^ AminiUaey Corcyrae * ; Salluste écrit Romae Numidiaeque fcicinora eius, de sorte que Numidia est traité comme un nom de ville'. De même dans cette phrase du de re publica de Qcéron : Oraeciae sicut aput nos delubra humanis consecrata simvXacris, on ne peut nier que Graeciae n'ait le sens du locatif; et ce qui Ta fait préférer à la locution ordinaire in Oraecia est la même disposition qui a répandu dans tout l'ouvrage une teinte d'archaïsme ^.

309. Noms communs. — Nous avons aussi des exemples du locatif en ae pour les noms communs ; dans Plante par exemple proœimae mciniae habitat; je tiens pour fausse la leçon proœime(jpie fournit le manuscrit de Charisius^. Celsus, avec raison, comprenait viciniae non comme un génitif, mais adverbialiter, c'est-à-dire en notre langage comme un locatif. Quand nous rencontrons encore dans Plante vidisse hic proœumxie viciniae^ ou dans Térence vidi virginem hic vidiniae^ nous ne sommes forcés ni de lire proxume ni de voir dans viciniae un génitif partitif; et cela, de quelque manière que nous croyions devoir continuer d'exphquer le vers 70 de YAndria '. On trouve l'ablatif au heu du locatif, comme si souvent d'ailleurs, dans fcris concrepuit proœima vicinia'^. — Térence joint militiae et domi^y et Cicéron domi militiaeque.

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