Per^a
qui veut qu'au génitif de ces thèmes la terminaison soit contractée en i n*a dans la littérature que deux exceptions certaines, et précisément dans ces deux exemples le génitif est à proprement parler un locatif, ce que je ne puis attribuer à un pur hasard ; les deux phrases que j*ai en vue sont dans Ennius Brûndisii sargus bonus est^, etdansTèrencertjisSûniiecquodhabeam^. iOn distinguait donc, si je ne me trompe, le locatif Suniei et le f génitif iSunt; et ce qui confirme cette hypothèse est qu'au locatif des autres thèmes la terminaison e dura fort longtemps, et que par conséquent la fusion 'avec le génitif n'était pas encore achevée. Qui donc, au temps de SuUa, aurait connu encore une forme de génitif quinte ?
307. Le locatif resta toujours en usage d'une part dans les deux formes domi et hiimi, ainsi que dans les locutions belU domiqu^y domi focique, d'autre part dans les noms de ville. — Les manuscrits font de fréquentes confusions entre le locatif domi et le datif domui ; ceux de Cicéron disent par exemple esse domui suae ^. On possédait déjà un exemple épigraphique de ces confusions^. Quant au locatif pris en lui-même, sa terminaison avait perdu de son poids, de sorte que Plante a pu écrire dômîdolos domî delenifica facta domî fallacias^ , Les noms de ville, comme Tarenti, Abydi, Cypriy prennent régulièrement la terminaison t propre au locatif et se construisent sans préposition; toutefois, dans les auteurs d'une date un peu ancienne, Ephesi et in Ephesô par exemple alternent sans difierence sensible®. Nous lisons dans Valère Maxime le nom de province Aegypti construit au locatif comme un nom de viUe'.
LOCATIF SINGULIER DES THEMES EN a.