‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 229 sur 289 · Plaute, Miles gloriosus · texte numérisé non relu

Plaute, Miles gloriosus

8. Plaute, Mostellaria 799. Térence, Phormio 363. Dans les Adelphi de Térence, vers 542, Gharisius (p. 142, 23) lit rûre, mais notre texte porte ruri. Dans le Trinummus de Plaute, vers 166, Nonius (p. 525 M) lit rUri, mais nos manuscrits donnent rure (ce que M. Ritschl attribue à un épel primitif ntret. — Tr.). Plaute dit ailleurs uxor rûrest [MeraUar 760), une inscription porte rure morari (Orelii 7404), Horace enfin écrit me riirë futurum {Epist, 1, 7, 1).

9. Plaute, Mercator 257. Au vers 59 du MUes glorioêut la leçon cor-

ni un e ni un t bien distinct '. Enfin Tite Live nous a conservé, dans un texte de loi, infelici arbori reste suspendito ^.

313. — Â vrai dire, il est possible que celles des formes que je viens de cit^ qui se terminent en 0, et ime partie de celles qui se terminent en i, aient été à Torigine des ablatifs ; on dit en efifet terra marique, et celui qui composa l'inscription de Duellius y écrivit rem navebos marid consol primos cesit. Mais nous devons remarquer que les noms de lieu dont Tablatif est toujours en ë prennent r%ulièrement la désinence i quand ils ont le sens du locatif, de sorte qu'alors leur forme est celle du datif; il n'y a pas à méconnaître ici le souvenir d'un ancien cas jadis indépendant. Aussi manê est pour moi le locatif véritable d'un thème en t, locatif dans lequel le suffixe casuel i s'est soudé avecla finale renforcée du thème ^. J'explique rurê de même, les thèmes à consonne ayant passé dans la déclinaison en t. Dès deux formes manë et rurê sortirent d'une part mani et ruri, par un développement régulier que j'ai exposé à propos du datifs, d'autre part manë et rurë; dans ce second changement le locatif subit particulièrement Tinfluence de l'ablatif, employé dans des constructions analogues.

314. Infinitifs. — Un fait qui mérite aussi considération, c'est que les infinitifs, qui autant qu'on peut le conjecturer sont des locatifs de noms verbaux pétrifiés, nous présentent la même hésitation entre les deux terminaisons i et e : fieri alterne avec fiere comme Tiburi avec Tibure. Nous découvrons des traces de l'ancienne finale longue des infinitifs tels que généré^ du présent geno équivalent à gigno, encore dans les poètes dramatiques du sixième siècle de Rome. Ainsi Plante écrit numquam édepol vidi promeré, verum hoc erat; la petite pause qu'on fedt sentir dans ce vers ne saurait suffire par elle-même à justifier l'allongement de la finale de pr orner e^. Il dit ailleurs quàm me ad illum promitteré, nisi nollem ei advorsarier^.

rompue hercle nous permet de restituer herei, et nous avons hère au vers 108 du Persa, i. Quintilien i» 4, 8.

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