‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 234 sur 289 · IDÉES DES GRAMMAIRIENS · texte numérisé non relu

IDÉES DES GRAMMAIRIENS

317. — Les grammairiens même les plus anciens, tels que Celsus l'interprète de Térence, considèrent les locatifs absolument comme des adverbes. Plus tard Sisenna l'interprète de Plaute dit que les noms dont l'ablatif est en e deviennent adverbes en prenant la terminaison i : quaecumque nomina e littera ablativo singulari tey^minantur, i littera finita adverbia fiuut; exemples luci et mani^. Enfin on posa pour la formation des adverbes de ce genre les règles bien connues : per genetivum cum ex primo et secundo ordine veniunt ut Romae Beryti domi, cum vero tertii ordinis sunt ablativo casu velut Carthagine, Ainsi parle Charisius, qui d'autre part nous atteste que les recentiores (c'est-à-dire peut-être les amateurs d'arcliaïsme), exigeaient Carthagini comme au datif, Carthagini per dativum^. — Gellius, ou bien, pour parler avec Nonius, prudentes quorum auctoritas in obscuro est*, croyaient que l'on pouvait dire die quarte en parlant de l'avenir, mais seulement die qitarto en parlant du passé ^. On continua toujours de distinguer les deux formes rurt, c'est-à-dire < à la campagne », et rure « en venant de la cam-

que dans la plupart des exemples qui a plutôt la valeur interrogative ou indéfinie que la valeur relative. Néanmoins il ne semble pas douteux que d'autres formes, comme qui quand il se construit avec un nom précédent ou comme la particule quin pour quine, ne viennent du relatif : dans celles-là la comparaison de hic engage à voir des locatifs. 9 Si l'on admet, comme je Tai fait plus haut, que qui peut être l'ablatif du relatif aussi bien que quem en est l'accusatif et quibus l'ablatif pluriel, on sera dispensé du rapprochement avec Aie, qui d'ailleurs serait moins satisfaisant pour le sens que pour la forme. — Tr.]

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