Satirae
7. Comparer Struve, Ueber die lateinische DeclinationundConjugation p. 15.
amicibus^y sïbi et suibus^ ; ce dernier mot est contracté dans stdnis libertis^. Il y a des formes analogues dans l'ancienne littérature : Attius emploie ^r^n^t&M^ dans le sens deifaii.6poï<;*, et Pomponius dit quin bono animo es, video erepsti prlmiter depànnibus^,
TERMINAISON ÏS.
329. Formes des dialectes. — Pour les thèmes en a et en o, la terminaison ordinaire du datif-ablatif pluriel est ïs. La désinence îs représente deux anciennes terminaisons ais et ois dont les diphthongues subsistent encore en osque et en sabellique : Tosque dit d'une part Diumpals, de l'autre ligatùls Nûvlanuis; le sabellique sefji inom suois cnatois, ce qui signifie sibi et suis gnatis. L'ombrien contracte les deux terminaisons également en es, comme le latin les contracte toutes deux également en ïs : on dit en ombrien tekuries, plus récemment dequrier, et Treplanes, plus récemment Treblaneir ou Treblanir.
330. Origine. — On peut supposer que les terminaisons ais et ois contiennent le même suffixe bus ou bios dont nous avons parlé précédemment, de sorte que silvais et agrois seraient des contractions de silvaàios et agrobios. Mais cela n'est pas très-probable, à cause de l'importance excessive qu'a dans ces formes la voyelle i et de l'altération que l'infiuence de cette voyelle fait subir à la terminaison tout entière. — Il est donc préférable d'expliquer les formes italiques silvais et agrois comme identiques aux formes grecques uXatç et dr^poï;. Celles-ci sont comme on le sait des abréviations de GXatat, drYpotat, et on y a reconnu le suffixe su qui sert en vieil indien (sanskrit) à former le locatif pluriel. Cette seconde hypothèse serait confirmée par l'adverbe foris « devant la porte », qui a en effet le sens d'un locatif. D'ailleurs un t bref final tombe la plupart du temps en latin : au grec è<rt( correspond l'italique est, le vieux latin