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tremonti^ devient tremont, postid àemi&ûi poste puis post^ etc.
— Quant à une troisième hypothèse qui consisterait à expliquer les datife pluriels en question par un principe de formation purement italique, parce que si Ton retranche 1'^ final de silvais et agrois on retrouve précisément les datifs singuliers silvai et agroiy personne je pense ne s'y laissera séduire*.
331. Datif-ablatif pluriel féminin en as. — Dans les plus anciennes formes latines le reste de suffixe casuel s s'ajoute simplement à un thème en a dont la voyelle finale est allongée ; il nous en reste une trace dans l'inscription devOjS Comiscas sacrum ^, trouvée dans la contrée que désigne un passage de
1 . Festus p. 205 MûUer : pretei tremonti praetemunt pe : c'est-à-dire prae tet tremonti prae tremunt te,
2. [On pourrait encore mettre en avant une autre hypothèse. Le datif pluriel latin paraît correspondre à la fois au datif-ablatif pluriel sanskrit en bhyas (masc. n. navèhhyas, fém. navabhyas) et à l'instrumental pluriel sanskrit en dis, hhis (fém. navabhis, masc. n. védiqne navèbhis, mais plus ordinairement navais). Des deux formes féminines navabhyas (dat.-abl.) et navàbhis (instr.) le latin n'aurait gardé que la première changée en novâbus; des trois formes masculines navèbhyas (dat. ablat.), navèbhis (instr.) et navais (instr.) il n'aurait gardé que la dernière changée en novis (confondu par suite de l'altération phonétique avec le novis locatif qui correspond à l'indien navèshu et au grec véoiffi, à l'osque -ûis). Les formes féminines de l'osquc en aw, du latin en is seraient des développements tout italiques du suffixe masculin-neutre de navais novis. Le détail de cette thèse donnerait lieu à de longues discussions; l'essentiel est de remarquer que quand il est besoin de distinguer les genres, le latin oppose le féminin dbus au masculin is comme le sanskrit oppose âbhis à ais ; les deux suffixes seraient également anciens, et remonteraient l'un comme l'autre à la langue mère indo-européenne . Noter que le lithuanien confirme le témoignage de l'indien et du latin. Les instrumentaux féminins tirés de thèmes en a 86 terminent en mis, et sont formés à l'aide du thème d'élargissement sma comme les instrumentaux indiens en bhis à l'aide du thème d'élargissement bhi (Bergaigne, Mem, soc. ling, 2, 217); les instrumentaux masculins correspondants ne prennent pas d'élargissement (ex. vUhais).
— Dans cette hypothèse la terminaison is, au moins au féminin, n'aurait plus rien de commun avec le suffixe du locatif su ou at (indoeuropéen sva). Et en effet, si ce suffixe peut expliquer le masculin novis = véoiffi = navèshu (i. e. navaisu)^ il ne saurait expliquer le féminin novis et l'osque Diumpais en regard des locatifs sanskrits comme navâsu ou des anciens locatifs grecs comme wpa<Tt, qui présentent Vd pur du thème sans diphthongaison en t ; e&pai(Ti est une formation grecque relativement tardive qui ne peut aider à comprendre des formes ka— liques. — Tr.]