Corp, inscr. Latin, 1 n
12. Ritschl, Priscae latinitatis monumenta, table 77 H ; Ritschl ajoute
Tan 732), sibi et suieis (répété deux fois dans le Corpus K)
THÈMES EN 10, lA,
336. Dans les inscriptions, — Lorsque la terminaison is \ est précédée d'un t, les deux i mis en contact peuvent se contracter en un seul. Le monument d'Ancyre donne provincis (en pareil cas Yi est fréquemment prolongé au-dessus de la ligne,
ce qui est le signe ordinaire de la longueur prosodique), colonis (pour coloniis) à côté de manibiis, muntdpis et munidpiis^ consiliis et iudiciiSj mais auspicis, stipendis eicollaticis. On lit de même, dans les elogia, proelish càié de copiis^j victoris^, ailleurs iwrpf 5^. A l'époque impériale il y a des formes semblables dans des documents tout-à-fait corrects, et elles sont extrêmement fréquentes dans nos manuscrits. — Jusqu'à l'époque d'Auguste la désinence eis aussi bien que la désinence is absorbe Yi qui la précède. Le nominatif singulier colonia forme plus d'une fois dans la lex Iulia municipalis le datif ablatif pluriel coloneis, comme le fait ailleurs le nominatif singulier colonus^. Une inscription du Corpus donne ofîceis^, A côté de Bruttieis et de Messapieis on trouve dans les actes triomphaux Salluveis'^ ; de même dans les manuscrits le nominatif pluriel qui correspond au génitif ScUluviorum et à l'accusatif Salluvios est Salluvi ou Salui, Mais, si plus tard on rencontre dans des inscriptions macereis^ on osteis^, dans le codex du Digeste doleis pour doliis, il ne faut plus y voir une contraction de ieis en eis; eis provient de iis par un effet de la même assimilation vulgaire qui chaixigeaiii ascia en ascea,
337. Dans les auteurs. — La littérature admit la contraction dans le mot deis ou dis ^^. Plante ne se la permet (sauf pour les
à ces exemples le ingenuils que donne une inscription plébéienne, Corpus inscr. Latin, 1 n* 1492.