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2* [Ou Comiscas est une forme mutilée de Corniscâis, dans laquelle Vi est éclipsé comme au datif singulier : voir § 263.— M. Bréal, Bulletin de la soc, de ling. 2, cxxiij, explique foras comme un dat. pi. du thème Jora «= Oupa, thème contenu dans forare. La distinction entre foras et Joris serait récente : cf. foras cenare et dans les Douze tables mortuum forù effet re, foras = Wpoai, /orw = Wpaïai. M. Br. propose (dans une lettre) d'expliquer de même les adverbes comme intervias (§ 158) où M. Bûcheler voit des gén. sg. et M. Corssen {Ausspr. i, 769) des ace. pluriels. — Tr.]
3. 8eîi<jiest comme ûpaffi, suivant toute apparence, une forme archaïque dans laquelle l'analogie n'a pas encore introduit la diphthongaison propre au masculin-neutre. Voir les notes des 2 §§ précédents. — Tr.
4. Corp. inscr. Latin. 1 n" 1297. — 5. Festus p. 19, 205 Mûller. 6. Corp. inscr. Latin, u' 199 1. 39-40, p. 73. — 7. Trinummtu 822.
Scipions*, et les formes analogues soveis, sis, tis pour tms* — doits dàctis^, — virîs cum summis^. A ces exemples il faut ajouter les formes composées multis modis et miris modis, dont la seconde syllabe est brève ^. Enfin Cicéron pouvait y joindre encore quelques autres exemples, tirés sans doute de Névius et d'Ennius : d'une part, avec simple abréviation de la finale, tecti' fractis ; d'autre part, avec chute complète de la désinence, vas' argenteis et palm' et crinibus^. Mais la métrique dactylique mit un terme à ces mutilations ; désormais la loi est que la terminaison des datifs pluriels soit longue, et à partir du septième siècle de Rome la quantité de la voyelle est régulièrement marquée par Tépel eis.
335. Epels eis et is. — L epel eis, au datif pluriel des thèmes terminés soit en a soit en o, subsiste dans des exemples sans nombre : vieis tableis noneis scribeis incoleis controvorsieis inferieis leibereis liberté is loceis conciliaboleis subie gundeis crasseis aesculnieis comitieis moinicipieis meeis''. Dans les documents de l'époque d'Auguste, le monument d'Ancyre, les Fastes triomphaux, l'oraison funèbre de Murdia, le son mixte ei a été partout éliminé ; toutefois il en reste encore des exemples au seul datif pluriel. Dans le monument d'Ancyre, qui date, de l'an de Rome 767, la terminaison is est de beaucoup la plus fréquente : on y lit toutefois Dalmdteis, quadrigeis, enieriteis stipendls^. L'épel eis n'est pas rare non plus dans les manuscrits : on lit dans l'Ambrosianus de Plaute tueis ingratieis^y dans les Medicei des lettres de Cicéron ludeis^ Marseis, lateis; plus tard on retrouve dans Fronton caerinio^ nieis, roteis, etc. Quelquefois ces formcîs sont altérées : par exemple taleis devient taliis ^^. — C'est du conflit entre is et eis que paraissent provenir des formes comme Lumphieis (équivalent à Nuii-^patç, vers Tan de Rome 700) *S sacrieis " (après
1. Corp. inscr. Latin. 1 m 38. — 2. Voir § 144. — Tr. 3. Bacchides 1095. — 4. Pseuduîus 174.
5. La leçon constante des manuscrits, dans les poètes dramatiques, est multis modis, miris modis, et non mulCimodis, mirimodis. — Voici des exemples de ces formes : Plaute, Trinummus 931, Bacchides 385. Persa 706. Térence, AndHa 939.