Les poètes qui prennent leurs expressions des luttes
plusieurs princes bouéïhides; il était originaire de Harran en Mésopotamie et mourut en 384 (994). Voy. Defrémery, Hisi, des Ismaéliens de la Perse, Journ. As. 1860, p. 188, note 2.
' Ibn-Moqla est généralement considéré comme Tinventeur de récriture neskhi; niais cette opinion ne repose sur aucun fondement. Voyez une note de S. de Sacy, Ckrest. ar, 2^ éd. t. II, p. 531.
^ Roseau dont on se sert pour écrire.
^ Le noûn est la lettre réputée la plus difficile' à bien écrire.
^ Il y a dans ce vers une série de jeux de mots intraduisibles. Il pourrait tout aussi bien signifier : „ Le noûn recourbé de tes
sooroils suffit (li^i) à indiquer (Jb) la page de ta beaaté."
et des jenz, nomment le sourcil ^^j^ (bâton recourbé pour joner au mail^). Qotb-i Tchaugâni S^j^ \^h'^ dit:
Le grain de beauté qui est placé près de la courbure de ton sourcil arqué semble une balle dans le creux de ton tchaugân (raquette)'.
11. Comme les hommes à bonne fortune ont sur le front de leur âme la marque de leurs succès, on appelle le sourcil „ la marque au fer rouge é|0^ (appliquée sur le front), ainsi que le fait voir ce vers d'un poète :
Elle est un présage de bonne fortune, car elle a toujours sur le front la marque de ses sourcils.
12. Puisque le sourcil est recourbé vers Toreille, comme s*il voulait lui parler, et qu'il joue le rôle de chambellan^ dans la cour de la beauté et de la perfection, on lui applique cette épithète ; c'est ainsi qu'on a dit :
vi^^NMulj jO ^y\j yi \^j y^ |3^^
Les boucles de tes cheveux se tordent, ainsi qu'un précepteur qui se tordrait de dépit, en voyant tes sourcils devenus le chambellan qui garde ton front.
' Voyez sur ce jeu VHistoire des ManUouks de Maqrizi, traduite par Quatremère, t. I, p. 122 et suiv. Cf. aussi une note de M. Defrémery, Histoire des SamanideSy p. 260.
' Le mètre de ce vers est une sorte de hazaâj^ sur laquelle on peut consulter la Prosodie des Langues Musulm. de M. Garcin de Tassy, 2*^ éd. p. 275.
^ C'est une allusion, à la fois au rôle du sourcil qui est censé parler à l'oreille, et à son nom arabe de Vi»«^l>>, qui signifie aussi chambellwi.
13. On le considère comme la signatore impériale \jaio àa diplôme de la beauté, et comme annihilant toute autre écriture (ou : comme surpassant le duvet, car on compare le duvet des joues à récriture). A ce siget Zéhîr-Fâryâbi a dit :
Si^\ y^^ iM> ^ *i .,:^\ ^ ^\^ji
Le sceau de tes sourcils, et leur bonue signature, me prouvent clairement que cet écrit est falsifié^.