‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 32 sur 289 · Lucrèce 2, 1131. — Tr · texte numérisé non relu

Lucrèce 2, 1131. — Tr

8. On lit dans le Mercator do Plaute, aux vers 859-860 : néque mihi ulla opsistet amnis, née mons, neque adéo mare ; | née calor nec frigus

biques comme' mos ou /îo^ gardèrent le s; mais, en dehors de ces mots, la finale os ne subsista après le sixième siècle de Rome que dans quelques noms qui avaient une sj^llabe brève avant cette finale, comme côlos^ ôdos, làbos; et si les poètes la maintinrent dans ces noms, c'est qu'il leur fallait des iambes *.

— La facilité avec laquelle se transformait le ^ et s'affaiblissait Vo fit naître des thèmes en os des formes très-variées, soit dans la déclinaison, soit même au nominatif. C'est à des thèmes en os qu'il faut rattacher les pluriels neutres verbera, augura ^; le locatif singulier teniporioM temperi; les nominatifs singuliers vêtus et veter ^ vomer et vomis ^

33. Quantité de la finale. — Dans les mots masculins ou féminins on peut supposer qu'à l'origine la finale était généralement longue au nominatif; on a encore arbôs à coté du génitif arbâris, Cerés à côté du génitif Cerëris, pulvis à côté du génitif pulvëris, mais aussi pulvîs^; on trouve trois fois dans Ennius clamôr, avec Vo long comme au génitif clamôris ®. Néanmoins, la brève prévalut de bonne heure, et remplaça la longue jusque dans le suffixe du comparatif; on rencontre dans Plante minôr à côté de stultiôr '^ . — » Sur des inscriptions tumulaires de Préneste qui remontent au

metuo néque venium neque grândinem. Les grammairiens anciens étaient doue dans leur droit en considérant calor comme régime de meluo, et non comme sujet de opsistet. [Ritscbl ponctue mare | née calor nec frigus : metuo neque... — Tr.]

i. Lachmann^ commentaire sur Lucrèce p. 424. — [Cf. Nonius p. 487. — Tr.j.

2. Attius, Trag. 624 (Nonius p. 488) : prô certo arbitràhor sortis, ôracla, adytus^ augura. — Tr.

3. [Priscien rapproche le superlatif veterrimus du positif re/er et cite Ennius, Annales 17 : cum veter occubuit Priamus sub marte Pelasgo. Ailleurs il cite, en notant expressément le même mot, Attius (trag. 481) : vetér fatorum terminus sic iùsseral, — Tr.]

4. [Virgile, Georg. 1, 162: vomis, et injlexi primum grave robur aratri,

— Tr.]

5. [Nonius p. 217 cite Ennius {Annales 286) : lamque fere pulvis ad coelum vasta videtur. — Virgile, Aen. 1, 482 : et versa pulvis inscribitur hasta. — Tr.J

6. [Ennius, Annales 408 qui clamôr oppugnantis vagore volanti^ 422 tollilur in coelum clamôr exortus utrimque, 520 clamÔr ad caelum volvendus per aethera vagit. — Comparer les nominatifs en tdr § 29.

7. MUes gloriosus 1294 : minor éa videtur, quâm quae propler mûlie^ remst, — Bacchides 1J3: i, stidtiçr e9 barbare Poticio.

sixiPiDe «iiécie de Rome, on rencontre soarent des nomînatife comme mino Copania, maio Orcecia : la conscHme finale, bien qn'apfpartenant ao thème, est négligée*. Et, au fond, la mesure coi^ rems employée par Plante est d*accord arecces inscriptxHis pooT proarer que le ^ on le r final poorait disparaître ^ ; mais il ne faut pas oublier qne cette mesure ne se rencontre qoe dans des métrés assez libres, où Ton ne craignait pas de faire le vers tant bien qne mal en rétablissant mainte rieille forme d'ailleors hors d'usage. — On ne voit pas que la syllabe finale de Tadjectif vêtus ait jamais été allongée par compensation; le mot parait an contraire avoir été tronqué. Rante écrit vêtu puer à la fin d'un vers ^.

34. Neutres. — Les neutres sont traités conmie l'adjectif t?e/ia. Jusqu'à la fin du septième siècle de Rome, et conformément à la tendance génà*ale du latin, les neutres à thème en s perdent facilement cette lettre au nominatif. Dans les auteurs scéniques scélus viri fait un péon (oou-); tempus estj ou tempust pour tempu est, donne à volonté trois syllabes ou deux. Térence met au dernier pied d'un vers sdtiu sit ^.

— Le sénatus-consulte sur les Bacchanales contient une forme necesus terminée comme opus; Plante emploie necessora, necessum; les livres de Lucrèce portent necessu. Donat connaissait une forme necessis : elle &it la transition véritable entre necessus et le mot classique necesse ; on peut comparer à cette série de formes voisines minus magis mage dans la déclinaison* et utarus utaris utare dans la conjugaison ®.

\. [Corpuê inscr. Latin, i n« 136 et 197. — Tr.] Ck)mparer l'index de Hùbner, vol. 1 p. 609 col. 2 du Corpus.

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