‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 48 sur 289 · Voir · texte numérisé non relu

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6. Au vers 872 [erus tuus Fleckeisen, eros tuus Ritschl. — Tr.].

BÛCHELER 3

servos, aevom * . On employa bien aussi quelquefois des formes altérées ou mutilées comme ecus ^ pour equus ou aeuni pour aevuitt; mais pendant toute la durée de la République, jamais homme bien élevé ne prononça ou n'écrivit equus, servus ; on laissait ces formes peu harmonieuses à la langue vulgaire. ^ Au temps de la jeunesse de Quintilien elles s'introduisirent jusque dans la langue écrite ^ ; l'empereur Claude dit dans son discours jmtruus, opus arduum, divus Augustus; et aussi, à la vérité, divom luliuni '*. Dès lors la prononciation divos, divom ^ paraît avoir été surannée et provinciale. Mais elle ne disparut jamais complètement; et d'ailleurs la tradition de la vieille langue se rencontra avec une tendance nouvelle de la basse latinité, qui partout obscurcissait la finale us en 05 et en 0. — Quelques indications nous permettent de préciser le moment où Vo se changea en w : ce fut, pour la plupart des terminaisons, au commencement du sixième siècle de Rome. En effet, les monnaies de Suessa, frappées après l'an de Rome 486 portent probom^ sous-entendu ais ; mais quelques-unes nous présentent la forme de transition proboum ^. Dans le cas particulier où Va se trouvait précéflé d'un u voyelle ou consonne, le phénomène se produisit plus tard, vers le temps de César ; et nous lisons dans l'inscription d'un Sarsinate, qui date à peu près de cette époque, qui voleta sibeivivousmonumentumfaciet^. 47. Chute du s du masculin, — Au sixième et au septième

1. Corpus inscr. Latin, \ n* 35 mortuos, 1442 est equos perpulcer sed tu vehi non potes istoc, 1067 Menophilus Lucretianus servos publicus, 1008 aevom. — Tr.

2. Virgilo, Georg, 1, 13 (Mediceus) ecum; 3, 499 (Nonius p. 317, 16 M éd. Quicherat) ecus, — Tr.

3. Quintilien, 1, 7, 26. [Nostri praeceptores servum cervumque u et o litteris scripserunt^ quia suhiecta sibi vocalis in unum sonum coalescere et confundi nequiret, nunc u gemina scribuntur ea ratione quam reddidi (cf. 1, 4, 11) : neutro sane modx> vox quam sentimus efficitur. Ce passage obscur paraît indiquer que Quiutilien prononçait serus et cerus, — Tr.].

4. [l^oi^ÛQM y Inscriptions de Lyon \i. 139. — Tr.] Comparer Orelli, n* 7421 lignes 30 et 31 : dium Claudium et divom Tilum; — et Renier, Mélanges d'épigraphie p. 69 : divos Hadrianus laium clavom,

5. Corpus inscr. Latin. 1 n" 16. La plupart de ces monnaies portent prboum, par interversion orthographique de probum. Proboum ne nous représente probablement qu'une correction incomplète de prboum, et perd par là toute autorité. — Tr.

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