‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 53 sur 289 · bene débet esse povero qui discet bene · texte numérisé non relu

bene débet esse povero qui discet bene

4. [Gniter p. 952, il : P. Rubrio Ixitino Sicinius P. por patrono sua i b. m. — Corp, inscr. Latin. 1 n' 1539 e p. 561 : Naepori, Cf. Priscien, i 6 p. 700 P. § 48 : ... et a «puera » composita, « Publipor Publiporis • Ç et t Marcipor Marciporis » ... quae o non producunt in obliquis casibus : 4 unus constitit in ayro Lucano gnarus loci, nomine Publipor (Sallustius f^ if» /// historiarum hoc profulit). — Sur la double déclinaison de puer, T cf. § 86 a. — Tr.].

f 5. Cette proj)osition est très-contestable. — Tr. •

r 6. On lit par exemple Niceporus au n* 1033 du Corpus et deux fois

* Nicepor au n' 1032. — Tr.

{ 7. Mommsen, Unteritaîiscke Diaîekte p. 229 et 308.

se rappelant le vers d'Ennius, en a inséré un hémistiche dans son poème ^

54. Nihil et non. — En général les thèmes neutres en o conservent au nominatif la terminaison om ou um, ou du moins une lettre de cette terminaison. Il y a pourtant deux mots qui la perdent tout entière : ce sont nihil pour nihilum et non pour noinom. On peut remarquer que dans niliilum la terminaison qui tombe est précédée d'un /, comme la terminaison ils de famulus ; du reste, la forme nominale nihilum fut de bonne heure employée à peu près comme une particule indéclinable, ce qui doit être pour quelque chose dans la mutilation qu'elle subit. Quant à noinom, qui répond à l'allemand nein, les écrivains firent durer ce vieux mot jusqu'au commencement du huitième siècle de Rome, sous la forme de noenum ou noenu ^; mais dans le langage que parlaient en réalité les Romains, il s'était mutilé dès l'époque où commença la littérature ; il avait perdu à la fois Yi de la diphthongue et la terminaison tout entière ^. La chute de Yi n'a rien qui doive nous étonner : si nous recherchons en efiFet les divers épels du passé coiraveront dans les inscriptions, nous trouvons souvent coeraverunt et une fois coraveront avec un pur et simple ; il y a aussi un exemple de la forme intermédiaire couraverunt, qui conduit à la forme classique curaverunt, et qui témoigne du son mixte que prit la voyelle de la première syllabe au moment de la transition*.

Page 1