Corpus inscr. Latin, 1 p. 478, an de Rome
umerus et erus paraissent Tavoir constamment conservée ^ . Si Afranius a dit, dans ses Togatae, utérus et uterut^, Cécilius avait dit auparavant uter ^. — Il y a un mot qui subit après la perte de sa terminaison une contraction toute particulière ; c'est pover (primitivement poverus ou poveros) : nous possédons y encore le datif plus plein povero dans une inscription de
i Stein-am-Anger ^. Puer prend deux formes, puer, qui feit au
génitif puern, eipovr ou jpor, qui suit la déclinaison des tlièmes I à consonnes. Du moins la forme por subsiste en composition dans
h d'anciens noms d'esclaves de la troisième déclinaison : nous avons
1 encore le nominatif singulier Publipor, le datif singulier Nae^ î^ pori, le nominatif pluriel Marcipm^es *. Ce n'est pas le seul
2 exemple qui nous reste d'un thème en ro passant dans la déclinaison des thèmes à consonne : par suite d'une confusion semblable, qui tenait à la forme équivoque du nominatif, mulciber a fourni un double génitif, viulcibns et mulcibH; et de même salvber fait au génitif salubris, bien qu'étymologiquement il ne àiSeve pas de scUutifer, génitif salutiferi '^. — Le nom grec NtxTQçopo^ fut d'abord latinisé sous la forme Niceporus; puis, sans doute sous l'influence des noms d'esclaves en por, il perdit sa terminaison : le nominatif Nicepor se trouve huit fois dans les anciennes inscriptions ^. — La terminaison os ou v^ tombe encore dans quatre mots : après r dans vir, levir, satur^ après l dans famuL
■[ 53. Famul. — Famul est identique au nominatif osque
-■" famel ^. On a un exemple de ce mot dans Ennius; et Lucrèce,
* i. M. Neue, Formenlehre der latein. Sprache p. 74 y ajoute tunîi perus, genévrier. — Tr.
r 2. [Afranius 338 : ferme virgini tam créscit utérus quasi quam gravidae
T midieri. — 346 (Nonius p. 229) : (conjsédit uterum, — Cécilius (dans
' Nonius p. 188) : nunc uter crescit. — Tr.].