De lingna Latina 8, 37, p. 189 Mùlier. — Tr
3. Lachmann, commentaire sur Lucrèce p. 56. — Je relève seulement les formes suivantes dans le Miles gloriosus de Plante ifamiliari» 183, omnis 659. 1264 et autres, auris 883, nescientis 893, aedù dotalU 1278, muliebris 1359, foris 1377.
3. Corpus inscr. Latin. 1 n» 173 : nuUrona Pisaurese dono dedrot. Le thème est Pisaures qui se termine bien par une consonne. 11 y a souvent des thèmes de ce genre qui alternent avec un second thème en esi : de là les doubles génitifs pluriels comme Tkermesum et Thermesium, [Lez Antoniade Termessibus, Corpus inscr. Latin, 1 p. 114 : I 2 Thermesium maior(u)m; II 7 Tkermesum Tnaiorum. — Tr.].
4. Varron, de lingua Latina 5, 55 M. Les trois mots, sous leur forme la plus courte, sont réunis dans ce vers de Properce, 5 (4), 1, 31 : kinc Tities Ramnesque viri Luceresque coloni, — Tr.
nable. — C'est vers Tan de Rome 540 que cessa remploi du suflSxe es ou par mutilation ë. Il se retrouve encore dans des anapestes de Plaute. Quand on lit par exemple dans le 7Wnu77imus : ita idm quasi canes haud sécus circum stabdnt navem turbines venti^ ou dans le Stichus : somnône operam datis? éœperiar fores an cubiti ac pedes plus valeant^ la meilleure manière de rendre compte de ces deux vers est de lire canëSypedëSy turbines, comme en grec xuveç etir^îeç, et de supposer que dans pedës et turbines le s tombe comme dans secus^. Pour ce qui est de fores y la brièveté de ïe est hors de doute ; les poètes dramatiques comptent comme bref le suffixe es, même dans le dialogue : ils écrivent par exemple sed fores vicini proxumi crepuérunt^. Quant à la cause qui fit cesser l'emploi de l'ancien suffixe au début de la période littéraire, c'était probablement le besoin de clarté, le désir de rendre la langue transparente. D'une part, conmae nous l'avons vu, la terminaison es était peu stable, et risquait de disparaître entièrement. D'autre part, on pouvait la confondre avec le suffixe du génitif, qui autrefois avait été os ou us, mais qui à cette époque s'était déjà transformé en es. Pour éviter ces deux inconvénients, on allongea le suffixe du nominatif pluriel; ou, pour parler plus justement, au nominatif pluriel les thèmes à consonne passèrent tous en bloc dans la déclinaison en i. Beaucoup de mots avaient déjà à côté de leur thème véritable un thème élargi en i : c'est par ceux-là probablement que commença un changement qui fut ensuite universel.
78. Terminaison es. — Le suffixe es disparut donc; à partir de ce moment on n'employa plus bovës, forme identique au pluriel homérique P-Feç, et qui supposait le nominatif singulier bos : on dit bovês comme si le nominatif singulier était bovis ^, et de la même manière regês, mancipês, legentès, virginës, consu^ lés, oratorês, flores ; cette liste comprend des thèmes terminés par des consonnes de toutes les classes. La terminaison es fîit introduite même dans des mots grecs; mais les poètes d'une
1. Trinummus 835. Stichus 311. [Ritschl : ita iam quasi canes ^ haut secus navem circumstabant turbine venti. — Tr.j
2. [Plaute, Miles gloriosus, 410. — Tr.] Nous rangeons /orc» parmi les thèmes à consonne. Sans doute certains cas de ce nom appartiennent à la déclinaison en a, comme en grec âOpa : foras et foris correspondent à dOpaÇe, dOpa<Tiv. Mais le nominatif pluriel fores indique bien qu'à côté du thème fora il y avait un thème for,