‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 71 sur 289 · Voir g · texte numérisé non relu

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époque plus récente rendirent à ces mots leur forme nationale^ et écrivirent par exemple grypës avec un e bref ^ .

79. Terminaison Is. — Plus tard, ëSj dans la déclinaison à consonne comme dans la déclinaison en z, prit une seconde fi)rme is ; à la vérité, les anciennes inscriptions ne portent, pour ainsi dire, pas trace de ce phénomène. Il n'y a dans toutes les inscriptions antérieures à Tépoque impériale que deux nominatifs pluriels en is provenant de thèmes à consonne, prai]toris et iovdicis^. Or praitoris a été gravé à une époque si reculée qu'il nous est impossible de rien déterminer sur la quantité de la syllabe finale : praitoris est-il pour praitorës ou pour py^aitarés ? Dans le premier cas, il n'y a là qu'une variante orthographique, la forme en e et la forme en i n'en font qu'une, et praitoris est à quaistores, qui se trouve sur des hiscriptions du même temps, ce que le génitif singulier salutîs est au génitif singulier solutés ^. Et si cela est, nous n'avons pas à tenir compte de cette forme. Quant à ioudicis, c'est un exemple tout à &it isolé qui, en regard de tant d'exemples contraires, n'a pas d'importance ; d'ailleurs, on lit aussi dans le même document ioudices et indices. Ce n'est donc que très-tard que la terminaison es du nominatif singulier des thèmes à consonne s'est changée en ïs. Le monument d'Ancyre nous présente ime seule fois pluris à côté de plures^, comme si le thème était pluri. Elle ne nous autorise nullement à supposer qu'on pouvait dire dans le latin de la ville maioris pour maiores^ car on dit bien plttrria, et on ne dit pas maioria.

80. — Dans le latin vulgaire cependant les nominatifs pluriels en is pullulaient. Souvent, en effet, on remplaçait dans l'orthographe im e par un i; nous trouvons hospis pour hospes et une quantité innombrable d'exemples analogues. Û faut ajouter que le

•nominatif pluriel subissait l'influence de l'accusatif pluriel, auquel on donnait indifféremment les terminaisons is et es : c'était là une cause nouvelle d'indécision et de confusion. Un Mavortius, un Nicomaque, en émendant les vieux textes, n'y ont probablement pas laissé subsister ces nominatifs barbares ; mais naturel-

i. Virgile, Eclog, S, 27 : iunyentur tant grypes equis,

2. Corpus inscr. Latin, i n® 188. — Lex repetundarum, Corpus inscr. Latin, 1 p. 60 ; ligne 38 : (quei ex e)is C ioudicis L lectei erunt, — Tr.

3. Corpus inscr. Latin, i n*» 181 et 185 quaistores. N* 49 Solutés pocolom, — . Tr.

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