THEORIE SUE LES LOIS NATURELLES
cette loi l’animal et le genre seraient bientôt anéantis, est le second principe de notre nature morale.
Cet attrait qui porte les sexes l’un vers l’autre, qui les lie par des liens plus doux que ceux de l’amitié, qui les enchaîne par un sentiment enivrant et presque indépendant des plaisirs physiques , Y amour, est la troisième loi naturelle.
La nature , en créant l’homme essentiellement faible, incapable de se nourrir, de se diriger, a dû pourvoir à sa conservation par un moyen efficace ; elle a inspiré aux pères et mères une tendresse décidée pour leurs enfans. Ce sentiment si nécessaire est la quatrième loi de la nature.
Les qualités fondamentales dont nous avons parlé sont communes, quoiqu’à.des degrés inégaux, à tous les êtres animés qui par leur organisation appartiennent aux degrés supérieurs de l’échelle des créatures ; la faculté dont nous allons nous occuper , et que nous plaçons au cinquième rang, parce que l’ordre naturel des idées nous a conduit à cette classification, mais qui occupe le premier dans l’ordre moral, comme l’a