DES CULTES
delà Divinité, le sentiment religieux em- • prunta les formes de l’islamisme, qui ne fut qu’un grand débris de la religion de Moïse; Mahomet le façonna au besoin des peuples que son génie l’appelait à gouverner.
Mais le besoin d’une religion plus conforme aux progrès de la civilisation , besoin qu’avaient propagé les belles idées de Socrate et de Platon sur la Divinité , était devenu plus impérieux. La religion catholique, avec ses formes plus simples et sa morale toute divine, était venue le satisfaire et populariser ainsi la pensée sublime delà philosophie sur l’Être suprême ; elle lui prêta par le dogme une expression à l’aide de laquelle elle put être transmise aux masses , et comprise du vulgaire. C’est ainsi que la religion, en empruntant toujours des formes plus ou moins rationnelles, a suivi la civilisation dont elle a favorisé et hâté les progrès.