II. — Des droits de la victoire
Si la guerre entraînenécessairement après elle le ravage et la désolation, si les lois se taisent au milieu des armes, la victoire prescrit la clémence , et l’humanité recouvre ses droits.
La victoire venge une injure, et la réparation obtenue, le peuple qui a été vaincu cesse d’étre ennemi; ou bien elle entraîne la conquête, qui, d’après l’opinion de la plupart des publicistes, est un titre légitime à la sou-
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veraineté. Alors la nation incorporée au peuple vainqueur acquiert de nouveaux titres à sa clémence et à sa générosité j c’est une masse de nouveaux citoyens qui mérite tous les égards que l’on doit au malheur.
Mais, dans aucun cas, l’humanité ne permet de ravir aux vaincus ces choses précieuses, la vie, la liberté, les lois , les biens, et surtout leur religion.