III. — Des prisonniers de guerre
Nous avons vu que l’esclavage fondé sur le droit que les anciens revendiquaient de pouvoir mettre à mort un ennemi vaincu, était une usurpation de la force sur la faiblesse, et qu’il ne pouvait être justifié par la raison , parce que le vaincu ne mérite plus que notre clémence. Dès qu’un ennemi dépose les armes , il n’est plus permis de lui ôter la vie , son salut est la condition tacite de sa soumission : niais il ne suffit pas de lui laisser la vie sauve, il faut encore le traiter avec humanité. La prudence peut faire un devoir au peuple vainqueur de ne pas renvoyer immédiatement un prisonnier dans ses foyers, pour ne pas multiplier le nombre
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de ses ennemis, mais sa captivité ne doit durer que le temps exigé par la loi impérieuse de la nécessité, et les lois de l’honneur sont aujourd’hui si respectées par les peuples civilisés, qu’il n’est pas rare de voir les officiers prisonniers de guerre renvoyés sur parole dans leurs foyers.