‹ Précis de lh́istoire ancienneChapitre 42 sur 76 · II · texte numérisé non relu

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290 PRÉCIS DE l'histoire Àin^IÊNNE.

nien. Maii cdmm« ils jurent ^ d^uti autre côté , de demeurer fidèles à Philippe, comme ils ont fourni quelques troupes aux Achéens à te bataille de Câphyes, comme ils ne se sont séparés de îâ confédération par aucun acte ostensible, Philippe suit les conseils d'ArâtUs, résiste à ceux qui ouvrent l'avis de détruire Sparte, et aflfecte de ne voir dans ce qui vient de se passer que le combat de deux factions aux prises Pune contre Pâutre» H assemble ensuite à Corinthe les dé pûtes des divers états , ^t neçôit tettrs plaintes contre les ^tolfens. La guerm leur est déclarée tout d*une voix : on l'appela la guerre éès deux ligues.

Gnerre des ée^iâo ligues, — 420. Les Macédoniens , les Thcssaliens , les Épirotes , les Phocidiens , les Béotiens, les Acamaniens, les Eubéens, les Achéens et tous les peuples agrégés dans le Péloponèse à la ligue acbéenne , les Messéniens enfln^ se rangent sous les drapeaux de Philippe (1). Les ^Etoliens ont pour eux les Éléens, les AmbraCîens et les Spartiates , qui se séparent de l'union à la suite des révolutions suivantes. Depuis la fuite de Cléomène , Lacèdémone n'avait pas de rois. L'an ^0, la faction contraire aux Macédoniens nomme deux fois, Agésîpofis , encore enfantât de la famille des Agides , et Lycurgue , étranger à la maison d'Hercules , auqœl cetHe faction ■.^-^ » — ^^ .^-.>^. — .— ...

(1) Polybe, 1. IV, c. 15, sqq. 25.

&UKARE DES DEUX LIGUES. 29i

destine tout le pouvoir. Lycurgue se déclare pour les ^toliens contre Philippe^ et ne tarde pas à chasser san collègue.

La guerre des deux ligues dure trois ans, 92(KSi7. Philippe est traversé dans toutes ses opérations par les invasions des Dardaniens en Macédoine , et par la trahison de ses ministres AppeUas, Léontius, Pto« lémée, Mégaléas , qui prétendent perdre Aratus dans son esprit , et qui , n'ayant pu y parvenir, complotent contre Tautorité et contre la vie du roL Cependant ce prince enlève successivement aux iËtoliens Ambracie, sur les frontières de l'Épire ; Psophis, Aliphéra et la Triphylie , dans l'Élide; Thermus, capitale des ^tdiens, qui renferme leurs trésors ^ dans l'iEtdie même ; eoûn Thèbes de Phthie , dans 1^ Thessalie , ville importante d'où ils pai'taient pour ravager toute la province et en disputer la domination aux Maoédo* niens. De plus^ dans le cours de ces expéditions, Philippe pénètre en Laconîe, la dévaste, et y remporte deux victoires sur Lycurgue.

Les iEtoliens , les Spartiates , les Éléens, imploreiit la paix. Philippe , de Tavis et du consentement de ses alliés, la leur accorde , à condition que chacun gardera ce qu'il possède maintenant, c'est-à-dire que le roi conservera toutes ses conquêtes , et que ses eaneniis ; de leur côté , seront maintenus dans l'indépendance.

292 PRECIS DE l'histoire ÂNCIE^NE.

§ IX. — État de la Grèce après la guerre des deux ligues»

Avant la guerre de Gléomène, la Grèce et la Macédoine étaient divisées en deux systèmes, Tun monarchique, l'autre fédératif libre : dans ce dernier, les droits politiques étaient égaux pour tous les peuples, le commandement exercé par tous, dans la personne des magistrats qui les représentaient. Antigène Doson et Philippe ont fondé une nouvelle ligue dans laquelle sont entrés les Macédoniens et tous les Grecs, excepté les Spartiates, les JEtoliens et les Athéniens (1). H y a moins de liberté, puisque le commandement est réservé exclusivement et pour toujours à un seul peuple, aux Macédoniens. Mais cette liberté sera grande encore si les rois de Macédoine , à l'exemple de Philippe et d'Alexandre, se contentent d'exécuter les Jvolontés et les décisions de tous, au lieu de vouloir et de décider pour tous.

Animés par l'atnbition et la vengeance , les Spartiates et les iEtoliens, jadis ennemis, maintenant alliés de Sparte , épient l'occasion de renverser le nouvel ordre de choses établi par les derniers événements. Pour reconquérir des dominations partielles ou le suprême commandement, ils sont disposés à appeler l'étranger à leur aide, à provoquer son intervention

(1) Voyea l'ancien Précis, p. 74.

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