GUERRE DES ROMAINS CONTRE PHILIPPE
» vaincus (1). » On voit, au règne d'Alexandre, que Tarmée de Macédoine s'élevait à cinquante-six mille cinq cents hommes (2). Par le mot de Grèce il faut entendre la Thessalie , la Grèce centrale et le Péloponèse ; mais parmi les peuples de ces trois contrées, les ^^tdliens, les Arcadiens et les Spartiates, qui avaient refusé de reconnaître Philippe pour chef (3) , ne fournissaient nécessairement rien au contingent de deux cent quinze mille hommes, et ils pouvaient en réunir au moins cinquante mille (U)> L'Épire, de son côté, ne faisait pas alors partie de la Grèce et des pays qui devaieut lever pour Philippe le nombre d'auxiliaires précité ; le roi de ce pays , Alexandre le Molosse, réservait ses forces pour les conquêtes qu'il projetait en Italie ; et nous voyons dans Plutarque (5) que l'armée d'Épire se composait ordinairement de vingt mille soldats*
(1) Justin, I. IX, c. 5.
(2) Diodore, 1. XVII, c. 17; Anien,p. 12; Alexandre laissa à Anlipater 21,500 hommes, et emmena avec lui en Perse 35,000 soldats.
(:^) Diodore, l.XVII, c. 3. Justin, I.IX, c. 5, et L XXVIII, c. 2.
(4) Diodore, 1. XX, c. 20. « Les yEtoliens et d'autres peuples » de ces cantons, qui s'intéressaient au prétendant (Hercules) , » lui fournirent une armée qui s*éleva à 20,000 hommes de pied n et 1,000 cavaliers au moins. » Polybe, lib. II, c. 65, nous dit que Cléomène avait 20,000 hommes à Sellasie ; Nabis en rassembla jusqu'à 30,000. Je porte, par approximation et au-dessous de la réalité, les forces des Arcadiens à 10,000.
(5) Plutarch., in Pyrrlio.