‹ Précis de lh́istoire ancienneChapitre 57 sur 76 · II · texte numérisé non relu

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370 PRïlcis DB l'mistoirb AKCtEmiC.

conquêtes , à peine esMl rentré dans ses états après huit ans d'absence^ qu'il tente pour la troisième fois de ravir le trône d'Egypte aux descendants de Ptolémée Lagus , et qu'après la défaite de Philippe, roi de Macédoine, son allié, il se tourne du côté de la Grèce, où il doit trouver des ennemis plus redoutables. Excité par les conseils d'Annibal, forcé de répondre aux réclamations des Romains qui lui demandaient la liberté des villes grecques de l'Asie, et appelé par les vœux imprudents des iEtoliens , il passe la mer, débarque à Eubée, s'obstine à mépriser les sages avis de Vexilé de Carthûge^ et éprouve aux Thermopylcs une défaite sanglante qui lui fait abandonner en fugitif un pays qu'il avait promis de rendre à l'indépendance, 190. Battu, Vannée suivante, près de Magnésie, par L. G. Scipion, il obtient la paix aux conditions les plus onéreuses : il renonce à toute prétention sur les cités de l'Europe , retire les garnisons de toutes les villes de l'Asie en deçà du mont Taurus, et voit ses états démembrés augmenter la puissance d'Eumène, roi de Pergame, et celles des Rhodiens ses ennemis. Succombant sous le poids des tributs qui lui sont imposés , il pille le temple de Bélus à Élymaîs, et est assassiné par ses sujets indignés de ce sacrilège, dans la trente-septième année de son règne , 186»

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§ III. — De la Syrie, depuis la mort d*Àntiochui le Grand jusqu'à la réduction de cette contrée en province romaine , 186-64.

Séleucus IP^f surnommé Philopator, 186-174. — Le royaume de Syrie était trop affaibli pour que Séleueus IV pût songer à accomplir les vastes projets conçus par son père. Il essaya de faire une expédition au delà du montTaurus pour soutenir Phamace , roi de Pont, contre Eumène, roi de Pergame. Les Romains intervinrent dans cette querelle pour protéger leur allié, et interdirent tout acte d^hostilité au roi de Syrie. Trop docile aux conseils d'Héliodore, il persécuta les Juifs qife ses prédécesseurs avaient établis dans plusieurs cités de l'Ionie, et fut assassiné , après douze ans de règne, par cet audacieux ministre, 174.

Antimhus ÏV^ surnommé Épiphane, 174-164. — Anlioclms IV, frère de Séleucus, fut surnommé ÉpipAawe (illustre) au commencement de son règne, parce qu'il sut conserver dans sa famille la couronne que voulaient lui ravir le traître Héliodore et les partisans du roi d'Egypte Dans la suite , il fut surnommé Épimânes ou insensé , à cause de l'extravagance de ses débauches , et du fanatisme avec lequel il persécuta les Juifs et ses sujets qui suivaient la religion de Zoroastre, pour leur faire embrasser celle des Grecs.

Voulant enlever TÉgypte à Ptolémée Philométor, il

fait (les préparatifs de guerre, et remporte une victoire près du mont Cassius. Ce succès lui ouvre Feutrée du royaume ; il inonde la Basse-Egypte de ses ravages, fait le jeune roi prisonnier, et assiège Memphis. Dans une seconde expédition, il se porte du côté d'Alexandrie , dans Tespérance de s'en rendre maître; mais les ordres de Rome le forcent à renoncer à ses conquêtes , et remettent sur le trône Philométor à la place de Physcon. Il se venge sur les Juifs de l'humiliation qu'il éprouve et les condamne à des supplices cruels pour les contraindre à oublier la loi de Moïse. Les Machabées repoussent avec énergie les tentatives cruelles du roi de Syrie, et Judas remporte plusieurs victoires sur ses généraux. La révolte de l'Arménie et de la Perse opère une diversion dans ses forces et Taccable de nouveaux revers. Antiochus meurt misérablement à Tabès , sur les frontières de la Perse et de la Babylonie, 464.

Antiochus F, surnommé Eupator^ 164-162. — Le fils aîné d'Antiochus IV était en otage à Rome à Ja mort de son père. Antiochus V, le second de ses fils, lui succéda pendant l'absence de son frère; il n'était âgé que de neuf ans. L'empire des Séleucides s'affaiblit encore dans ce règne éphémère d'un roi enfant , livré aux intrigues des cours et à la jalousie de Lysias et de Philippe, qui prétendaient l'un et l'autre à la principale autorité , (62.

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