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CHAPITRE XnV

Histoire de la Grèce » depuis la fin de Texpédition de Sicile jusqu'à la fin de la guerre du Péloponèse, de 413 à 404. - État de la Grèce et de PAsie après la prise d'Athènes, 404- 401 (1).

Les Spartiates et les Athéniens ont éprouvé depuis longtemps des alternatives de revers et de succès. Aucun des deux peuples n'a pu écraser son rival , parce que les Spartiates ont eu des armées de terre supérieures, et les Atlféniens Tavantage des flottes et des finances. Après Texpédition de Sicile, les Spartiates arrêtent de détruire l'empire d'Athènes , et , pour y parvenir, de joindre une puissance maritime et des trésors à leurs forces de terre. Ils demandent à la fois ces nouvelles ressources à leurs alliés dans la Grèce, à Syracuse , aux Perses. Ils ne les réunissent que partiellement

(1) Thucyd., 1. VIU. Xénophon , Helleniq., L I, II. riutarch., in Alciblad. et Lysand. Cornélius, in Alcib., in Lysand., in Gonon., inThrasib. Cornélius, qui fournit quelquefois des détails précieux, prétend que Conon était absent à la bataille d'iïlgos- Potamos. Xénophon dit au contraire qu'il fit sonner l'alarme. Le biographe ne put diCTérer de l'historien dans les détails d'un événement aussi important que sur quelque grave autorité perdue aujourd'hui.

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pendant la période de la nouvelle faveur d'Alcibiade à Athènes. Mais, après la disgrâce de ce général, mais au moment où ils livrent eux-mêmes à Lysandre la suprême direction de leurs affaires, ils obtiennent ces moyens de succès pleins et entiers. Les forces des Athéniens n'avaient pas été anéanties en Sicile : elles avaient été réduites de plus de moitié. Ce qui leur en restait suffisait pour les soutenir, si elles étaient bien employées. Mais , si elles tombaient entre les mains de généraux inhabiles, la république périssait nécessairement. Sa situation, avant et après Texpédition de Sicile , présentait une dif • férence capitale. Avant Texpédition, une défaite ou une victoire n'étaient pour elle qu'une augmentation ou une diminution de puissance, et non pas un arrêt de vie ou de mort Après l'expédition, son sSlut ou sa ruine dépendaient des talents de quelques hommes, de la conservation ou de la perte d'une flotte et d'une armée*

I. Dernières années de la guerre du Peloponèse^ 413. — A la première nouvelle du désastre éprouvé par les Athéniens en Sicile , une vaste conspiration se forme en Europe et en Asie contre leur puissance. Les Spartiates prétendent recouvrer le commandement de toute la Grèce. Les alliés, ou plutôt les sujets d'Athènes dans la mer Egée , sur les côtes de l'Asie Mineure et de la Thrace , se flattent de recouvrer leur indépendance. Les satrapes de Darius Nothus , Tîssapherne et Pharnabaze, veulent chasser les Athéniens, qui dominent à leur place dans les provinces occideiH

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tâles de TAsie Mineure y et les empêchent d'y lever des tributs.

En Grèce j les confédérés équipent une flotte de cent galères : les Spartiates en fournissent vingt-cinq, les Tbébains un pareil nombre^ les Corintbiens quinze ; les Locriens, les Phocidiens» les Mégariens, les trente-cinq dernières. A ces forces maritimes, se joignent les vaisseaux et les soldats de Syracuse, commandés par Hermoerate) l'un des vainqueurs des Athéniens en Sicile. La flotte des confédérés > sous les ordres d'Alcibiade et de deux autres généraux, va dans rionie enlever aux Athéniens Chio, Milet, Erythrée, Glazomène, tandis que l'un des rois de Sparte, posté à Décélie^ tient Athènes continuellement assiégée. Pour accabler cette république , les Spartiates implorent encore l'assistance des Perses. Tissapherne peut leur fournir l'argent dont ils manquent et une flotte phénicienne. Ils payent de leur honte le secours qu'ils attendent du satrape , et concluent avec lui un traité, aux termes duquel ils ofirent d'abandonner à la discrétion du grand roi les Grecs de l'Asie Mineure délivrés par Cimon.

- Les Athéniens, affaiblis par leurs revers, mais non pas découragés , mettent en œuvre les ressources qui leur restent et qu'on ne leur soupçonnait pas. Ils lè« vent une nouvelle armée , équipent une flotte, et l'en* voient à la hauteur de Samos arrêter la défection des

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alliés non encore déclarés contre eux^ et replacer les autres dans leur dépendance. Ils font déclarer Samos en leur faveur, compriment la révolte de Chio et de Lesbos, mais échouent contre Milet, Leurs efforts sont bientôt secondés par ceux d'Alcibiade. Poursuivi par la haine des principaux de Sparte , il quitte le parti des Lacédémoniens y se retire auprès de Tissapherne, lui persuade de tenir la balance égale entre les Athéniens et les Spartiates , de retirer aux derniers une partie de la paye qu'il leur a fournie jusqu'alors, et d'ajourner la jonction de la flotte phénicienne à la leur. Ses intrigues lui assurent en même temps un entier ascendant sur les chefs et les soldats de Farmée athénienne stationnée à Samos. Pisandre, Tun de ces généraux, propose à Athènes l'abolition de la démocratie pour préparer le retour d'Alcibiade, que le peuple a banni. La révolution est effectuée , mais par des ambitieux qui ne veulent ni de T autorité du peuple, ni de celle d'Alcibiade, dont ils prétendent prolonger l'exil.

414. Le sénat est remplacé par un conseil supérieur de quatre cents membres , et les assemblées du peuple par une assemblée de cinq mille citoyens choisis. Les quatre cents exercent à Athènes un odieux despotisme. L'armée de Samos méconnaît leur pouvoir, se constitue en corps délibérant, rappelle Alcibiade et le nomme son généralissime. La flotte, en-

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voyée par les quatre cents au secours de l'île d'Eubée, est vaincue près d'Ërétrie; TEubée se soulève. Cette défaite porte le coup fatal à leur autorité; ils sont déposés après quatre mois de tyrannie. La puissance snpréme est confiée aux cinq mille, le bannissement d'Aicibiade est révoqué, l'armée se réconcilie avec la ville. Alcibiade tourne leurs forces contre les Lacédémoniens, récemment alliés avec Pharnabaze.

410-406. Dans deux batailles navales^ livrées à la hauteur d'Abydos et de Gyzique, et suivies de deux combats sur terre, Alcibiade met en fuite, prend ou détruit toutes les flottes péloponésienne et syracusaine, commandées par Mindare et par Hermocrate : de plus il taille en pièces les armées de Pharnabaze, postées sur le rivage pour soutenir les Péloponésîens, 410. Mindare est tué à Cyzique : Hermocrate est rappelé à Syracuse, qui, pressée par les Carthaginois, cesse d'envoyer des secours à ses alliés du Péloponèse. Pharnabaze, de son côté, ne peut recevoir aucun secours de Darius Nothus , alors occupé à comprimer la révolte des Mèdes. Alcibiade profite de ses victoires pour s'emparer de Cyzique et de Périnthe; il réduit Spfiui« à implorer la paix qu'Athènes refuse, n poursuit le cours de ses succès , contraint Chalcé' doine, Sélymbrie, Byzance, à lui ouvrir leurs portes, 408, rend à ses compatriotes la domination des mers de THellespont avec Tallianoe de Pharnabaze, et II. 2

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rentre triomphant dans Athènes, 407. Relevé des condamnations et des anathèmes prononcés autrefois contre lui , il conduit d'Athènes à Eleusis la procession longtemps interrompue, sans que les Spartiates, postés à Décélie, osent troubler cette pompe religieuse et guerrière. On le choisit pour généralissime, et il conduit les galères athéniennes vers les oôtes dlonie^ avec le dessein de les soumettre. En son ab* sence, Antiochus, son lieutenant^ est vaincu à la hauteur d'Éphèse, par Lysandre^ amiral des Lacédémoniens, dont l'adresse a su obtenir des subsides du jeune Cyrus. Alcibiade est privé du conunandemeot, et remplacé par dix généraux , au nombre desquels on compte Gonon. Les Lacédémoniens^ de leur côté^ donnent Callicratidas pour successeur à Lysandre.

4>06. — Callicratidas se prive du secours fourni par Cyrus, prend Métymne, bloque Conon dans le port de Mitylène, après lui avoir enlevé trente vaisseaux, et fait le siège de la place par terre et par mer. Il est vaincu et tué près des îles Arginuses^ en combattant la flotte envoyée par les Athéniens pour dégager Conon. Les Athéniens condamnent la plupart de leurs généraux vainqueurs, pour n'avoir pas enlevé les c(Hps des guerriers qui avaient péri dans le combat : Soerate s'oppose en vain à cette sentence inique.

405. Les Lacédémoniens remplacent Callicratidas par Lysandre. Ce général remporte à iËgos-Potamos

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une célèbre victoire sur les Athéniens. Il prend toute leur flotte 3 excepté neuf galères, avec lesquelles Cenon se retire auprès d'Évagoras. Les prisonniers athéniens sont massacrés. Tous les alliés d'Athènes se déclarent contre elle, AOA. Lysandre vient l'assiéger par mer^ les deux rois de Lacédémone par terre avec une armée de Péloponésiens. Après quelques mois de siège, Athènes se rend aux Lacédémoniens. Ils refusent de la détruire; mais ils renversent les murailles du Pirée^ et celles qui joignaient le Pirée à la ville; ils lui enlèrent ses vaisseaux, à l'exception de douze 3 ils lui imposent de les suivrre partout, sur terre et sur mer; de recevoir une garnison lacédémonienne, et pour gouverneur ou harmoêt^ le Spartiate Gallibius. Cet événement mit fin à la guerre du Péloponèse, qui durait depuis vingt-sept ans^ 431-404. Ly sandre rentre dans les ports de laLaconie, traînant à sa suite les galères et les dépouilles ennemies; il introduit à Sparte les richesses dont les éphores prétendent interdire l'usage aux particuliers en les permettant à Uétat(l).

(1) Lysandre apporta six millions en argent comptant à Sparte, et donna à sa patrie un revenn annuel de pareille somme à laquelle il imposa les Grecs asiatiques. Ce fait est capital pour l'histoire de la Grèce : Sparte commence à posséder des finances. Voyez Plutarque, in Lysand. Diod. Sic, 1. XUl. Xénophon, Hellen.J. Il, t. m, p. 133, 134, édition Gail.

S8 PRiciS BB l'histoire ANCIENNE.

n. État de la Grèce et de VAsU aprè$ la baiaille d'jEgoS'Potamos. — Après la bataille d'iEgos-Potamos^ Lysandre avait établi dans toutes les villes de la Carie, del'Ionie, de l'Hellespont^ delà Thrace, dont il s'était saisie un gouverneur lacédémonien et dix archontes. Après la prise d'Athènes^ AOA, il confie le gouvernement à trente archontes. Tous ces magistrats doivent ployer en apparence les villes où ils commandent aux volontés arbitraires de Sparte, mais réellement à celles de Lysandre^ et établir sa toute-puissance sur l'Asie et sur la Grèce. Déjà Lysandre y à Milet, dans le reste de rionie^ dans l'Hellespont^ se conduit en despote asiatique. Les éphores et les rois de Sparte s'^rayent; ils le rappellent à Sparte^ et rétablissent dans toutes les villes le gouvernement démocratique 5 dont ils éloignent ses partisans : ils favorisent en particulier la révolution qui rend Athènes à la liberté ^ et dont nous allons rendre compte.

Les trente tyrans^ d'accord avec Lysandre, bannissent et mettent à mort une foule d'Athéniens : sur l'accusation de Critias, ils condamnent au supplice leur collègue Théramène, qui s^oppose à leurs cruautés : ils font assassiner en Phrygie, par les sicaûes de Pharnabaze, Alcibiade qu'ils redoutent. Thrasybule rassemble les bannis réfugiés à Thèbes , et délivre sa patrie de la tyrannie des Trente , qu'on dépose.

LA GRàCE ET l'aSIE IHNEUKE DE A04i A 401. 9l9

Si Ton en croit Xénophon, leur despotisme de huit mois avait enlevé à la république plus de citoyens que tous les combats de la guerre du Péloponèse. Ils sont remplacés et imités par les Dix : ceux-ci appellent à leur secours Lysandre , avec une armée de mercenaires. Le roi Pausanias^ à la tète d'une autre armée y vient soutenir Thrasybule et ses adhérents, 403. Son injBuence prévaut : les Dix sont déposés, le gouvernement démocratique rétabli , et une célèbre amnistie proclamée par Thrasybule , 402.

Sparte venait de rendre la liberté à Athènes^ mais uniquement dans son propre intérêt. Loin de renoncer à ses projets ambitieux y elle poursuivait dans le même temps Fasservissement de ses voisins. Ainsi , tandis que Pausanias marchait au secours de Thrasybule, 403, Agis, Tautre roi, envahissait, sur de frivoles prétextes, le territoire des Éléens, et Sparte les contraignit, Fan 402^ à livrer leurs vaisseaux, à reconnaître Findépendance des villes et des bourgs qui leur avaient obéi jusqu'alors, à régler leur gouvernement intérieur sur le plan qu'elle leur traça. L'année suivante, 401 , elle chassa les Messéniens de Naupacte et de Céphallénie , et les réduisit à chercher un refuge en Sicile et en Cyrénaïque. Elle donna alors des lois aux peuples du Péloponèse, de la Grèce centrale, delà Thessalie, des côtes de Thrace, de l'Asie Mineure. Elle les réduisit à ne &ire usage de II. 2.

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leurs forces militaires que sous son bou plaisir ^ et k lui obéir sous peine de mort

Argos, Corinthe, Thèbes, TiEtolie, échappèrent seules à son empire^ et attendirent l'occasion de rompre les fers de la Grèce, dont la délivrance pouvait seule les soustraire au joug qui les menaçait ellesmêmes.

Argos et Thèbes bravèrent Tordre, intimé d'abord par les Spartiates à toutes les villes, de livrer aux trente tyrans les fugitifs d^Athènes. Les Corinthiens re* fusèrent à Sparte des troupes pour asservir les Éléens , que les ifitoliens secoururent (i). Par oea aetes, que la suite ne dément point, ces quatre républiques font preuve de leur Indépendance.

Dans tous les autres pays de la Grèce d'Europe, Sparte exerce, jusqu'à la bataille d'Haliarte, une domination assez absolue pour y lever arbitrairement des troupes , et y maintenir une forme de gouvernement favorable à ses intérêts. Diodore de Sicile fournit, dans divers passages, la liste de ces états. Outre la Laconie et la Messénîc, ce sont TArcadie , FÉlide , FAchaïc, dans le Péloponèse; TEubée, la Phocide, la Looride, rAcamanie» Ambraoie, dans la Grèce centrale; et dans le nord une grande partie de la Thessalie> la Ghalcidique de Thrace» et rflellespont (3)« On peut juger par l'exemple smva^t

(1) Diodor. Sic, 1. XIV; c. 6, 17, édition Wesscling.

(2) OiodiHFe, L XIY> c. 3S, VL Xénoidion, l Ui p< tlO, p^r

LA CRks RT l'aSIB MOflURS Dl 404 A 401. di

dtt degré d'autorité qu'elle exerçait dans ma diverses provinces et de la pâture de sa domination. « Les ^par- » tîates envoyèrent Héripidas h Héraclée de Traohinie » pour apaiser une sédition qui s'était élevée dans cette » ville. Ce chef, étant arrivé, assembla les habitants dans » la place publique, et, les environnant de ses soldats j> armés, il se fit nommer les coupables , qui furent, surit le-champ, punis de mort au nombre de cinq cents. Les » habitants 4^ rOEta s'étant aussi révoltés, après leur » avoir fait souffrir bien des maux* il les contraignit a d'abandonner leur pays (i). »

Quant aux Grecs asiatiques, que Ly sandre avait massacrés sans pitié, frappés de Tinsupportable contribution annuelle de mille talents (5,500,000 fr.), on plaça par* tout dans leurs villes un oommandant ou harmost lacédémonien « investi à la fois de la puissance civile , rnili* taire et judiciaire, du droit de vie et mort sans appel. Sparte enjoignit seulement ^ oe despote d^iser mode* rément do son autorité, afin d'obtenir d'un côté une obéissance passive à ses ordres, et, de l'autre, de ne pas provoquer le désespoir et la révolte (2).

m Europe, en Asie, ces dispositions excitent partout

l'empire exercé par Sparte sur les Péloponésiens , et 1. III, p. 205, pour la dépendance d'Athènes à Tégard de Sparte.

(1) Diodor. Sic, 1. XIV, c. 38.

(2) Xénophon, HeUen., 1. IV, p. 436; Cornélius, in Thrasyb., citent les noms de Thérimaque, de Dercyllidas, harmosts établis dans les Tilles de l'Asie Mineure plusieurs années après la disgrâce de Lysandre. Le système ne changea pas.

les réclamations de la liberté ou de Tambition. Dans la guerre du Péloponèse, les Grecs s*étaient unis aux Lacédémoniens : les uns, tels que les Thébains, pour hériter de Tautorité d'Athènes dans la Grèce centrale ; les autres, en plus grand nombre ^ pour détruire son empire souvent tyrannique et recouvrer leur Indépendance. Or tous se trouvent, par le fait, n*avoir versé leur sang que pour remplacer la domination athénienne par la domination Spartiate. Ce cruel désappointement n*amène aucune guerre dans les premiers moments; et Ton en voit d'abord la raison. Fatigués par des hostilités de vingtsept années, les peuples ont besoin de prendre haleine. Les Spartiates réunissent aujourd'hui les ressources jusqu'alors partagées entre eux et les Athéniens, les armées de terre, les flottes, les finances. Avant d'attaquer en face cette redoutable puissance, il faut trouver un point d'appui. En Grèce, il n'existe plus depuis l'abaissement d'Athènes : jusqu'à ce qu'ils le rencontrent en Perse , les Grecs n'oseront s'armer contre Sparte. (Voyez le chapitre XXVL)

Depuis la bataille d'J£gos-Potamos jusqu'au traité d'Antalcidas , cet empire exercé par les Spartiates, et l'aversion qu'il inspire aux républiques helléniques, sont les deux pivots sur lesquels roulent toutes les affaires de la Grèce et de l'Asie. A. P.

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