‹ Précis de lh́istoire ancienneChapitre 65 sur 76 · II · texte numérisé non relu

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400 PRÉCIS DF l'histoire aNcIIwne.

firent tomber entre ses mains la capitale et^es principaux habitants , qu'elle fit égorger. Les Rhodiens, gémissant sous le joug d'Artémise ^ eurent un défenseur éloquent dans Démosthènes, et furent rendus à la liberté par les armes des Athéniens. Philippe trouva souvent les Rhodiens opposés à ses entreprises contre Byzance et les villes de la Chersonèse de Thrace; mais ils se placèrent volontairement sous la domination d'Alexandre^ quoique son plus redoutable ennemi, Memnon , eût vu le jour dans leurs murs. A la mort du héros macédonien, ils massacrèrent la garnison qu'ils avaient reçue dans leur ville ^ espérant de se maintenir libres au milieu des guerres sanglantes par lesquelles les généraux d'Alexandre épuisaient leurs forces pour satisfaire une insatiable ambition. Mais il leur fut impossible de conserver la neutralité. Sur leur refus de fournir des secours à Antigène contre l'Ile de Chypre, Démétrius, son fils, entreprit le siège de leur capitale, et ce siège mémorable lui valut le titre de Poliorcète, Les Rhodiens résistèrent pendant un an aux eiforts de leur redoutable ennemi : quinze cents machines dressées sur leurs remparts en défendaient l'approche et lançaient la mort dans les rangs macédoniens. Les rois et les peuples intercédèrent en faveur de Rhodes , que son ennemi déclara invincible , et à laquelle il accorda une paix honorable, 304.

RÉPLBLlQrE DE RHODES. 407

Les Rhodiens, livrés ensuite au commerce, réparèrent rapidement les pertes essuyées dans la guen*e. En 224, un tremblement de terre, qui renversa un grand nombre de villes^ abattit le fameux colosse qu'ils avaient consacré au soleil* Les dons des peuples^ sollicités par des ambassades pour remédier à ce désastre^ enrichissent les Rbodiens^ qui invoquent r autorité des oraclefl pour ne pas relever le colosse. Ils embrassent successivement la cause de Rome contre Philippe et Antiochus, et en obtiennent la Carie et la Lycie , qu'ils font gémir sous un joug de fer. Leur conduite incertaine dans la guerre dePersée les rend suspects à Rome^ où ils sont vainement défendus par le censeur Caton. Ils perdent les provinces qui leur ont été données par le sénat. Quelque temps optes, ils les recouvrent en partie, ainsi que les bonnes grâces du peuple, en forçant les Cauniens à abandonner le sîége de Calynde, ville de Carie. Pendant la guerre de Mithridate , Rhodes signale sa fidélité pour Rome en donnant asile à tous les citoyens qui fuyaient la haine implacable du roi de Pont; elle se défend avec succès contre ses armes^ 88. Dans la guerre des pirates, ses flottes ont une grande part aux victoires de Pompée. Cassius la punit cruellement d* avoir suivi le parti de César, et lui impose un tribut de cinq cents talents. Depuis cette époque , les Rhodiens ne jouissent que d'une faible liberté sous la domination de Rome. Leur

iOH PRECIS DE l'histoire angienhb.

ville fut regardée comme la capitale de la pramnce des îles sous les empereurs (1). C.

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