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Préćis de litterature française

En publiant ce petit traité , je crois utile , pour justifier la façon dont il est composé , d'appeler l'attention de mes confrères sur deux points. C'est premièrement l' impossibilité de faire apprendre aux élèves de nos écoles moyennes les nombreux détails biographiques que renferment les manuels les plus répandus , surtout Plœtz et Herrig , et ensuite , le peu de valeur qu'ont pour les élèves les opinions toutes faites. Au lieu de leur faire énumérer les qualités et les défauts d'écrivains dont ils ne connaissent que le nom , il vaut bien mieux , à mon avis , les habituer à n'avoir une opinion que sur les livres qu'ils ont lus et à ne rien lire qui soit au-dessus de leur portée. Un peu de littérature pratique , avec un fil conducteur , c'est tout ce qu'il faut à nos écoles moyennes. C'est ce fil conducteur que j'ai tâché de fournir. J'ai été aussi sobre de détails biographiques et d' appréciations que possible. Aux endroits où je me suis écarté de cette réserve , c'était pour mettre en lumière quelque grand principe , quelque qualité saillante d'un écrivain , ou pour donner à l'élève une idée générale de la nature d'un ouvrage.

Si j'ai donné encore assez de dates , c'est qu'elles me semblaient indispensables pour montrer l'enchaînement des faits.

Je serai reconnaissant de toutes les observations qu'on voudra bien m'adresser.

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Groningue, mars 1891.

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