‹ Préćis de litterature françaiseChapitre 21 sur 28 · CHATEAUBRIAND · texte numérisé non relu

CHATEAUBRIAND

Si Mme de Staël avait 1 intelligence pénétrante et la fermeté de jugement d un homme, il semble que Chateaubriand avait l'imagination poétique, la sensibilité délicate d un talent plus féminin.

Embarqué à 1 âge de 23 ans pour l’Amérique, il parcourt les déserts du Nouveau Monde et y recueille ces impressions grandioses qu il a rendues avec plus d éclat que de fidélité dans ses romans Atala, René, les Natchez, où les Indiens sont plus poétisés que dans les récits d’Aimard et de Cooper.

En 1802, parut le Génie du Christianisme, livre destine à raffermir les croyances religieuses si fortement ébranlées par les philosophes du XVIIIe siècle.

En 1806, Chateaubriand visita la Grèce et la Palestine. Le récit des Martyrs, sorte de poème en prose, et l’Itinéraire de Paris à Jérusalem, plein de belles descriptions, sont les fruits de ce voyage.

La monarchie et les souverains légitimes trouvèrent toujours en Chateaubriand un de leurs plus ardents défenseurs. Après la révolution de juillet cependant, il se consacra entièrement à la composition des Mémoires d'Outretombe, qui, chose bizarre, furent publiés pendanx la vie de l’auteur. Il mourut en 1848, après avoir vu trois révolutions.

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