III. — Les Contemporains dé Corneille
Rotrou (1609-1650). — De la vie de Rotrou on sait peu de chose : qu'il eut un génie précoce, qu'il fit partie du groupe des cinq auteurs de Richelieu, et qu'il mourut héroïquement à Dreux, sa ville natale^ où il avait été rejoindre son poste de lieutenant-criminel, au moment d'une épidémie. Nous savons aussi qu'il fut un ami do Corneille, qu'il appelait son maître ; et celui-ci le nommait son père. Il nous a laissé un assez grand nombre de pièces, dont les principales sont, par ordre de dates : les Sosies (1636), comédie imitée de V Amphitryon de Plante (à comparer avec Molière) ; Laure persécwUe^ tragi-comédie (1637) ; la Scsur^ comédie (1645) ; Saint-Genest, tragédie (1646) ; Venceslas, tragédie (1647) (1); Cosroès, tragédie (1649).
Deux de ces pièces méritent d'être lues, Saint-Genest et Venceslas.
Thomas GomeiUe (1625-1709), frère de Pierre Corneille, ne fut pas moins' fécond que son aîné, et obtint de retentissants succès : ainsi Timocraie (1656) fut joué pendant six mois consécutifs. On garda longtemps av répertoire Ariane (1672) et le Comte d'Essex (1678).
(1) MvrcttmM OioUi; 1« cycle, p. 137 ; 2* cycle, p. 375.
158 DIX>-SBPTIÊ^B SIÈCLB